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Les saisons
Célèbre pour ses têtes composées à partir de plantes, de fruits ou d’animaux, le peintre Arcimboldo — né en 1526 à Milan, en Italie — a été l’un des esprits les plus fertiles et talentueux de son temps. Adulé de son vivant, notamment pour ses séries des Saisons et des Éléments, Arcimboldo le Merveilleux a été redécouvert dans la première moitié du XXème siècle par les surréalistes qui ont vu en lui l’un des précurseurs de l’art moderne.
Les tableaux d’Arcimboldo — illustrés ci-dessous — représentant les quatre saisons — la série Saisons — sont des allégories qui amusaient et intriguaient les courtisans de l’empereur Maximilien II, pour qui le peintre travaillait à Vienne. Seul un petit public cultivé pouvait en absorber le sens. Aujourd’hui beaucoup de subtilités métaphoriques sont perdues pour nous, il reste des énigmes à déchiffrer.

L’Hiver regarde Le Printemps et L’Été observe L’Automne. Chez les Romains, l’hiver était la première saison. Un tronc ressemblant à un visage forme le profil d’un vieillard au visage plein de rides1.
Le Printemps radieux contemple le visage vieillit de L’Hiver. C’est la saison du renouveau et les fleurs naissent, chassant la grisaille de L’Hiver. Le Printemps est la seule figure féminine de l’ensemble. Elle est le symbole de la procréation, du renouvellement de la nature.
L’Été est composé de fruits et de légumes. De près on ne voit que les végétaux, de loin le portrait est évident: un homme au sourire ironique.
L’Automne regarde la splendeur de L’Été. C’est le temps des vendanges et ses cheveux sont faits de grappes de raisins, de feuilles de vigne. C’est un homme mûr peint sous les traits de Bacchus, dieu du vin. Avec L’Automne, le cycle des saisons est terminé et il recommence avec L’Hiver.
1Ride: petit sillon cutané
Sylvia Ferino-Pagden. Arcimboldo. Paris: Gallimard, 2007.
Internet: <archeologue.over-blog.com> (adapté).
Considérant le texte présenté, jugez le proposition.
La série de tableaux d’Arcimboldo représentant les quatre saisons évoque le passage cyclique du temps, car le premier tableau montre L’Hiver et le dernier montre L’Automne.
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Qu’est-ce que en effet que le temps? Qui saurait en donner avec aisance et brièveté une explication? ... Si personne ne me pose la
question, je le sais; si quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus.
Saint Augustin.
Ces deux temps-là donc, le passé et le futur, comment sont-ils, puisque s’il s’agit du passé il n’est plus, s’il s’agit du futur il n’est pas
encore? Quant au présent, s’il était toujours présent, et ne s’en allait pas dans le passé, il ne serait plus le temps mais l’éternité… Nous ne pouvons dire en toute vérité que le temps est, sinon parce qu’il tend à ne pas être.
Saint Augustin.
À partir des réflexions de Saint Augustin transcrites ci-dessus, jugez le affirmation suivante.
Dans la deuxième ligne de la deuxième citation, l’expression “il n’est plus” peut être remplacée par il n’existe plus, sans changer le sens ou la syntaxe de la phrase.
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Qu’est-ce que en effet que le temps? Qui saurait en donner avec aisance et brièveté une explication? ... Si personne ne me pose la
question, je le sais; si quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus.
Saint Augustin.
Ces deux temps-là donc, le passé et le futur, comment sont-ils, puisque s’il s’agit du passé il n’est plus, s’il s’agit du futur il n’est pas
encore? Quant au présent, s’il était toujours présent, et ne s’en allait pas dans le passé, il ne serait plus le temps mais l’éternité… Nous ne pouvons dire en toute vérité que le temps est, sinon parce qu’il tend à ne pas être.
Saint Augustin.
À partir des réflexions de Saint Augustin transcrites ci-dessus, jugez le affirmation suivante.
Dans la première citation, le mot “aisance” signifie difficulté.
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Qu’est-ce que en effet que le temps? Qui saurait en donner avec aisance et brièveté une explication? ... Si personne ne me pose la
question, je le sais; si quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus.
Saint Augustin.
Ces deux temps-là donc, le passé et le futur, comment sont-ils, puisque s’il s’agit du passé il n’est plus, s’il s’agit du futur il n’est pas
encore? Quant au présent, s’il était toujours présent, et ne s’en allait pas dans le passé, il ne serait plus le temps mais l’éternité… Nous ne pouvons dire en toute vérité que le temps est, sinon parce qu’il tend à ne pas être.
Saint Augustin.
À partir des réflexions de Saint Augustin transcrites ci-dessus, jugez le affirmation suivante.
Dans la conception du philosophe présentée ci-dessus, des trois temporalités référées, le présent est la plus facile à définir.
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Qu’est-ce que en effet que le temps? Qui saurait en donner avec aisance et brièveté une explication? ... Si personne ne me pose la
question, je le sais; si quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus.
Saint Augustin.
Ces deux temps-là donc, le passé et le futur, comment sont-ils, puisque s’il s’agit du passé il n’est plus, s’il s’agit du futur il n’est pas
encore? Quant au présent, s’il était toujours présent, et ne s’en allait pas dans le passé, il ne serait plus le temps mais l’éternité… Nous ne pouvons dire en toute vérité que le temps est, sinon parce qu’il tend à ne pas être.
Saint Augustin.
À partir des réflexions de Saint Augustin transcrites ci-dessus, jugez le affirmation suivante.
Les deux citations de Saint Augustin parlent de la difficulté à cerner un objet si abstrait tel que le temps.
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Qu’est-ce que en effet que le temps? Qui saurait en donner avec aisance et brièveté une explication? ... Si personne ne me pose la
question, je le sais; si quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus.
Saint Augustin.
Ces deux temps-là donc, le passé et le futur, comment sont-ils, puisque s’il s’agit du passé il n’est plus, s’il s’agit du futur il n’est pas
encore? Quant au présent, s’il était toujours présent, et ne s’en allait pas dans le passé, il ne serait plus le temps mais l’éternité… Nous ne pouvons dire en toute vérité que le temps est, sinon parce qu’il tend à ne pas être.
Saint Augustin.
À partir des réflexions de Saint Augustin transcrites ci-dessus, jugez le affirmation suivante.
La première citation décrit la grande capacité de l’auteur à définir le temps.
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L'Horloge
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: “Souviens-toi!”
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible; (...)
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! — Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier1 de métal parle toutes les langues.)
Les Minutes, mortel folâtre2, sont des gangues3
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or! (...)
Charles Baudelaire. L’horloge. In: Les fleurs du mal.
1gosier: gorge; ici il prend le sens de bouche – 2folâtre: joyeux – 3gangues: fait, sentiment qui emprisonne quelque chose.
D’après l’extrait du sonnet présenté ci-dessus, où le poète parle de l’angoisse de l’homme face au passage du temps, jugez les affirmations suivantes.
L’expression “mortel folâtre” fait reférence à “l’horloge”, “dieu sinistre”.
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L'Horloge
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: “Souviens-toi!”
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible; (...)
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! — Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier1 de métal parle toutes les langues.)
Les Minutes, mortel folâtre2, sont des gangues3
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or! (...)
Charles Baudelaire. L’horloge. In: Les fleurs du mal.
1gosier: gorge; ici il prend le sens de bouche – 2folâtre: joyeux – 3gangues: fait, sentiment qui emprisonne quelque chose.
D’après l’extrait du sonnet présenté ci-dessus, où le poète parle de l’angoisse de l’homme face au passage du temps, jugez les affirmations suivantes.
Dans la deuxième strophe, “Je suis Autrefois” est une déclaration faite par le poète et adressée au lecteur pour le tranquiliser, car “Autrefois” signifie le bonheur futur.
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L'Horloge
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: “Souviens-toi!”
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible; (...)
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! — Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier1 de métal parle toutes les langues.)
Les Minutes, mortel folâtre2, sont des gangues3
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or! (...)
Charles Baudelaire. L’horloge. In: Les fleurs du mal.
1gosier: gorge; ici il prend le sens de bouche – 2folâtre: joyeux – 3gangues: fait, sentiment qui emprisonne quelque chose.
D’après l’extrait du sonnet présenté ci-dessus, où le poète parle de l’angoisse de l’homme face au passage du temps, jugez les affirmations suivantes.
Le passage du temps, selon le poète, ne peut être vu comme une souffrance car le temps passe pour tous les hommes de manière égale.
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L'Horloge
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: “Souviens-toi!”
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible; (...)
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! — Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier1 de métal parle toutes les langues.)
Les Minutes, mortel folâtre2, sont des gangues3
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or! (...)
Charles Baudelaire. L’horloge. In: Les fleurs du mal.
1gosier: gorge; ici il prend le sens de bouche – 2folâtre: joyeux – 3gangues: fait, sentiment qui emprisonne quelque chose.
D’après l’extrait du sonnet présenté ci-dessus, où le poète parle de l’angoisse de l’homme face au passage du temps, jugez les affirmations suivantes.
Les vers 9 et 10 montrent que, dans l’imaginaire du poète, l’horloge, et donc le temps, est le même pour tous les hommes, n’importe la langue qu’ils parlent.
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