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628727 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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L’écriture autofictionnelle

Le terme d’autofiction est un néologisme apparu en 1977, sous la plume de l’écrivain Serge Doubrovsky, qui l’a employé sur la couverture de son livre Fils. Ce néologisme a connu depuis un succès grandissant aussi bien chez les écrivains que dans la critique. Il est intéressant de remarquer que la paternité du termeA) revient à quelqu’un qui a été à la fois un critique universitaire français enseignant à New York et un écrivain menant une carrière littéraire (après Fils, il a publié une suite de livres d’inspiration autobiographique).

Cette double obédience, universitaire et littéraire, me paraît significative de l’esprit dans lequel cette notion d’autofiction a été forgée. On pourrait dire qu’il s’agit d’une mise en question savante de la pratique naïve de l’autobiographie. La possibilité d’une sincéritéB) ou d’une vérité de l’autobiographie s’est trouvée radicalement mise en doute à la lumière de l’analyse du récitC) et d’un ensemble de réflexions critiques touchant à l’autobiographie et au langage. A la suite de Doubrovsky, d’autres écrivains-professeurs, comme Alain Robbe- Grillet, ont écrit des autofictions dans lesquelles ils soumettaient leur propre biographie au crible de leur savoir critique. Encore récemment, en 1996, des réflexions théoriques sur l’autofiction ont été élaborées par Marie Darrieussecq qui est à la fois une universitaire et une romancière à succès, auteure notamment du roman Truismes.

Il faut cependant reconnaître que la notion d’autofiction est sortie des cercles intellectuels et qu’elle s’est vulgarisée. Comme le mot est depuis une dizaine d’années très répandu, on se demande ce qu’il signifie exactement. On peut d’abord remarquer que c’est ce qu’on appelle un mot-valise, suggérant une synthèse de l’autobiographie et de la fiction. Mais la nature exacte de cette synthèse est sujette à des interprétations très diverses.

Dans tous les cas, l’autofiction apparaît comme un détournement fictif de l’autobiographie. Mais selon un premier type de définition, stylistique, la métamorphose de l’autobiographie en autofiction tient à certains effets découlant du type de langage employé. Selon un second type de définition, référentielle, l’autobiographie se transforme en autofiction en fonction de son contenu, et du rapport de ce contenu à la réalité.

Nombreux sont les critiques à avoir relevé le caractère impur du genre autofictionnel. Jacques Lecarme le qualifie ainsi plaisamment de mauvais genre. Gérard Genette ne lui concède une existence que du bout des lèvres. Et plus récemment, Marie Darrieussecq le présente comme un genre pas sérieux. Mais elle veut donner un sens précis à cette expression. Par pas sérieux, Marie Darrieussecq entend désigner le caractère contradictoire de l’autofiction: si l’auteur d’autofiction affirme que ce qu’il raconte est vrai, il met en garde le lecteur contre une adhésion à cette croyance. Dès lors, tous les éléments du récit pivotent entre valeur factuelle et valeur fictive, sans que le lecteur puisse trancher entre les deux.

Ce non sérieux veut cependant sérieusement mettre en doute la vérité naïve de l’autobiographie. Il plaide pour le caractère indécidable de la vérité d’une vieD), qui se laisse peut-être mieux saisir dans les détours de la transposition fictionnelle que dans la maîtrise d’un récit ordonné et prétendument fidèle.

Laurent Jenny Adaptado de unige.ch.

La métaphore est une figure basée sur l’analogie: on donne à un mot un sens attribué normalement à un autre.

L’alternative qui présente une expression métaphorique est:

 

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621194 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
Histoire de la traduction
La constitution d’une histoire de la traduction est la première tâche d’une théorie moderne de la traduction. À toute modernité appartient, non un regard passéiste, mais un mouvement de rétrospection qui est une saisie de soi. Ainsi le poètecritique-traducteur Pound méditait-il simultanément sur l’histoire de la poésie, de la critique et de la traduction. Ainsi les grandes re-traductions de notre siècle (Dante, la Bible, Shakespeare, les Grecs, etc.) sont-elles nécessairement accompagnées d’une réflexion sur les traductions antérieures. Cette réflexion doit être étendue et approfondie. Nous ne pouvons pas nous satisfaire des périodisations incertaines que Georges Steiner a échafaudées dans Après Babel à propos de l’histoire occidentale de la traduction. Il est impossible de séparer cette histoire de celle des langues, des cultures et des littératures – voire de celle des religions et des nations. Encore ne s’agit-il pas de tout mélanger, mais de montrer comment, à chaque époque, ou dans chaque espace historique donné, la pratique de la traduction s’articule à celle de la littérature, des langues, des divers échanges interculturels et interlinguistiques.
Prenons um exemple: Léonard Forster a montré qu’à la fin du Moyen âge et à la Renaissance, les poètes européens étaient souvent plurilingues.(1) Ils écrivaient en plusieurs langues, et pour un public qui était lui-même polyglotte. Non moins fréquemment, ils s’auto-traduisaient. […] Il paraît clair, à lire Forster, que les poètes de cette époque évoluaient – qu’il s’agisse des sphères cultivées ou des sphères populaires – dans un milieu infiniment plus polylingue que le nôtre (qui l’est aussi, mais différemment). Il y avait les langues doctes, les langues “reines”, comme dit Cervantes, le latin, le grec et l’hébreu; il y avait les différentes langues nationales lettrées, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, et la masse des langues régionales, des dialectes etc. L’homme qui se promenait dans les rues de Paris ou d’Anvers devait entendre plus de langues qu’on en entend aujourd’hui à New York: sa langue n’était qu’une langue parmi des langues, ce qui relativisait le sens de la langue maternelle. [...]
Faire l’histoire de la traduction, c’est redécouvrir patiemment ce réseau culturel infiniment complexe et déroutant dans lequel, à chaque époque, ou dans des espaces différents, elle se trouve prise. Et faire du savoir historique ainsi obtenu une ouverture de notre présent.
BERMAN, Antoine. L’épreuve de l’étranger. Paris: Gallimard, 1984. P. 12-14.
Note (1): Forster, Léonard. The Poets Tongues. Multilingualism in Literature, Cambridge Unversity Press, 1970.
L’expression équivalente au sens du marqueur discursif « Ainsi », présent au premier paragraphe du texte, c’est:
 

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613405 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFPR
Orgão: PM-PR
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C'EST OFFICIEL, LES KANGOUROUS ONT 5 PATTES!
Une équipe de biologistes a découvert que la queue des marsupiaux mascottes de l'Australie jouait un rôle majeur dans leur locomotion.
Le Point.fr - Publié le 09/07/2014 à 07:12a
Par Chloé Durand-Parenti
D'après vous, combien un kangourou a-t-il de pattes? Quatre, quelle question! Eh bien, pas si sûr... Une équipe de chercheurs américains, canadiens et australiens vient tout juste de s'apercevoir qu'il en a, techniquement, cinq. Deux longues pattes arrière, deux courtes pattes avant et une queue qu'ils utilisent comme une patte, tantôt pour prendre appui, tantôt pour se propulser. Depuis longtemps, les scientifiques avaient noté que ces animaux utilisaient leur robuste queue comme béquille lors de leurs marches lentes et comme balancier lors de leurs bonds. Mais le rôle de cet organe, dans la locomotion du marsupial emblème de l'Australie, était encore très largement sous-estimé. C'est en faisant cheminer cinq kangourous roux, l'espèce australienne la plus imposante, sur des tapis de course munis de capteurs que les biologistes ont fait l'étonnante découverte.
Selon leurs résultats parus récemment dans la revue spécialisée Royal Society Biology Letters, les kangourous roux, lorsqu'ils se déplacent à vitesse lente, notamment pour trouver leur nourriture (c'est-à-dire la plupart du temps), conservent toujours non pas deux mais trois appuis au sol. Pour marcher, ils posent ainsi alternativement leurs deux pattes avant et leur queue, puis leurs deux pattes arrière et leur queue. Et, dans les deux cas, c'est finalement la queue qui fournit l'impulsion principale, alors que les pattes avant, elles, ne servent quasiment que d'appui.
"Les kangourous utilisent leur queue pour se soutenir, se propulser et alimenter leur mouvement. En réalité, ils effectuent plus de travail mécanique avec elle que nous ne le faisons avec une de nos jambes", explique Maxwell Donelan, de l'université du Colorado à Boulder (États-Unis), l'un des auteurs de l'étude. "Leur queue a plus de vingt vertèbres qui jouent le rôle de nos pieds, de nos mollets et de nos cuisses", ajoute-t-il. De quoi inspirer les ingénieurs qui tentent de singer la nature pour créer des robots toujours plus performants. Mais le plus extraordinaire dans toute cette histoire, c'est peut-être qu'avant que leur queue ne tienne fonction de cinquième patte aux actuels kangourous les scientifiques pensent que la queue de leurs ancêtres était préhensile et leur permettait de s'accrocher aux arbres, comme une troisième main ! Fascinantes sont les voies de l'évolution...
DURAND-PARENTI, Chloé – C'est officiel, les kangourous ont 5 pattes! – www.lepoint.fr – 09/07/2014
Source:<http://www.lepoint.fr/science/c-est-officiel-les-kangourous-ont-5-pattes-09-07-2014-1844555_25.php>
Considérez les informations données dans le texte et analysez les affirmations suivantes:
  1. Les kangourous utilisent leurs queues pour bondir.
  2. La queue des kangourous a un rôle similaire à la queue des singes.
  3. L’étude a été critiquée à cause du nombre réduit d’animaux étudiés (5 kangourous roux).
Cochez la bonne réponse.
 

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599177 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
RHINOCÉROS – une nouvelle d’Eugène Ionesco
Nous discutions tranquillement de choses et d’autres, à la terrasse du café, mon ami Jean et moi, lorsque nous aperçûmes, sur le trottoir d’en face, énorme, puissant, soufflant bruyamment, fonçant droit devant lui, frôlant les étalages, un rhinocéros. À son passage, les promeneurs s’écartèrent vivement pour lui laisser le chemin libre. Une ménagère poussa un cri d’effroi, son panier lui échappa des mains, le vin d’une bouteille brisée se répandit sur le pavé, quelques promeneurs, dont un vieillard, entrèrent précipitamment dans les boutiques. Cela ne dura pas le temps d’un éclair. Les promeneurs sortirent de leurs refuges, des groupes se formèrent qui suivirent du regard le rhinocéros déjà loin, commentèrent l’événement, puis se dispersèrent.
Mes réactions sont assez lentes. J’enregistrai distraitement l’image du fauve en courant, sans y prêter une importance exagérée. Ce matin-là, en outre, je me sentais fatigué, la bouche amère, à la suite des libations de la veille : nous avions fêté l’anniversaire d’un camarade. Jean n’avait pas été de la partie ; aussi, le premier moment de saisissement passé :
- Un rhinocéros en liberté dans la ville ! s’exclamat-il, cela ne vous surprend pas ? On ne devrait pas le permettre.
- En effet, dis-je, je n’y avais pas pensé. C’est dangereux.
- Nous devrions protester auprès des autorités municipales.
- Peut-être s’est-il échappé du Jardin zoologique, fis-je.
- Vous rêvez ! me répondit-il. Il n’y a plus de Jardin zoologique dans notre ville depuis que les animaux ont été décimés par la peste au XVIIe siècle. - Peut-être vient-il du cirque ?
- Quel cirque ? La mairie a interdit aux nomades de séjourner sur le territoire de la commune. Il n’en passe plus depuis notre enfance.
- Peut-être est-il resté depuis lors caché dans
les bois marécageux des alentours, répondis-je en bâillant.
- Vous êtes tout à fait dans les brumes épaisses de l’alcool...
- Elles montent de l’estomac...
- Oui. Et elles vous enveloppent le cerveau. Où voyez-vous des bois marécageux dans les alentours? Notre province est surnommée la Petite Castille, tellement elle est désertique. [...]
Nous nous séparâmes. C’était dimanche. J’allai me coucher, je dormis toute la journée : encore un dimanche de raté. Le lundi matin j’allai au bureau, me promettant solennellement de ne plus jamais m’enivrer pour ne pas gâcher les lendemains, les dimanches.
Eugène Ionesco. Rhinocéros. Paris : Bordas, 1970, p.65-66. 54.
A partir da leitura do diálogo entre o personagem-narrador e Jean, inferimos que a hipótese de Jean para explicar a presença do rinoceronte na cidade é:
 

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Enunciado 584909-1

En considérant le texte et l’image ci-dessus, jugez les propositions suivantes.

Dans le texte, les mots “roman” (l.2), “livre” (l.5), “ouvrage” (l.11) sont des synonymes.
 

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Enunciado 584908-1

En considérant le texte et l’image ci-dessus, jugez les propositions suivantes.

L’expression “l’une des oeuvres majeures” (l.4) renvoie au roman Rayuela.
 

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Enunciado 584907-1

En considérant le texte et l’image ci-dessus, jugez les propositions suivantes.

Le roman de Cortázar a été publié en France en 1963.
 

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Enunciado 584906-1

En considérant le texte et l’image ci-dessus, jugez les propositions suivantes.

La forme verbale “nous nous promenions” dans le tableau contenant l’image est au passé composé car elle décrit le temps déjà vécu.
 

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Enunciado 584905-1

En considérant le texte présenté ci-dessus, jugez les propositions suivantes.

La proposition “Le personnel a été averti” (l.9) peut être remplacée par Le personnel a été renseigné sans nuire au sens ou à la correction de la phrase.
 

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Enunciado 584904-1

En considérant le texte présenté ci-dessus, jugez les propositions suivantes.

Le texte afirme que le personnel des hôpitaux britanniques n’aiment pas travailler.
 

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