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2532972 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFF
Orgão: Pref. Niterói-RJ
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Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
Au 3ª paragraphe, l’auteur parle d’une langue en deuil d’elle-même.
L’expression soulignée implique un sentiment de:
 

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2532971 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFF
Orgão: Pref. Niterói-RJ
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Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
Le “paradoxe fondateur” dont parle l’auteur au 2º paragraphe réside dans le fait que:
 

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2532970 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFF
Orgão: Pref. Niterói-RJ
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Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
Les formes pronominales soulignées ci-dessous remplacent des mots ou expressions qui les précèdent, EXCEPTÉ:
 

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2532969 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFF
Orgão: Pref. Niterói-RJ
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Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
Ce postulat, qui appellerait des nuances ...
Considérant la valeur contextuelle des mots, le verbe appeler dans l’extrait ci-dessus est synonyme de:
 

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2532968 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFF
Orgão: Pref. Niterói-RJ
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Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
D’après l’auteur, une caractéristique importante de l’anthropologie vis-à-vis de l’enseignement de la langue se trouve dans l’alternative suivante:
 

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979811 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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L’identité québécoise et la diversité culturelle

La construction identitaire d’un peuple s’inscrit dans un contexte social, historique, économique, politique, idéologique et géographique. Elle est en constante définition selon les changements dans le temps et l’espace. La mondialisation de la culture et l’individualisme posent des défis importants à une définition de l’identité culturelle collective. Celle-ci est le fruit d’un agir collectif, de solidarités, d’éléments qui rassemblent les gens d’une même appartenance et qui, à la fois, les distinguent par rapport aux autres groupes.

Le peuple québécois revendique une identité qui le distingue à l’intérieur d’un ensemble nordaméricain anglo-saxon, d’un continent qui est, et a toujours été, une grande terre d’accueil. Le Québec en soi s’est composé parmi des éléments culturels divers, dû à l’afflux d’immigrants venant de toutes parts. De Canadiens français à Québécois, la construction identitaire des habitants de la province s’est faite principalement sous l’égide de la résistance du fait francophone en Amérique du Nord.

L’immigration fait non seulement partie d’un projet du gouvernement québécois, mais elle est aussi une donnée inévitable à une époque de déplacements des populations. Depuis la fin de la guerre froide et le cheminement de l’humanité vers la mondialisation, les déplacements à l’échelle mondiale se sont accrus d’une façon importante. Que ce soit en raison de l’augmentation du tourisme, des stages d’études, de travail ou de coopération internationale, des conflits armés et des catastrophes avec leur lot de réfugiés, de l’accès au travail, de l’augmentation de la pauvreté et la quête d’une vie meilleure, etc., le flux migratoire international n’a jamais été aussi important qu’à l’ère actuelle.

Certains citoyens ont une conception ethnique de la société québécoise et mettent l’emphase sur des critères bien précis tels la religion catholique, le fait français, le statut de colonisé, etc., afin de la définir. Ces points de vue soulèvent des questions. Les repères historiques sont importants, mais ils sont loin d’être les uniques composantes de l’identité culturelle. L’identité est une construction symbolique. Elle n’existe pas en soi de façon autonome et évolue constamment à travers l’histoire et le temps dans un espace donné. Les différents éléments qui la composent ne sont pas tangibles, palpables. Ils font appel à l’émotivité et aussi à un projet collectif. De là l’importance d’être confiants face au devenir collectif et de rester ouverts de coeur et d’esprit.

Je suis convaincue que la diversité culturelle au Québec et une identité québécoise forte sont loin d’être irréconciliables. Je crois même que l’identité québécoise a besoin, aujourd’hui comme par le passé, de la diversité culturelle pour se définir. Le Québec s’est forgé à partir d’éléments culturels très divers. Le résultat est que les habitants de la belle province sont déjà très habiles dans le bricolage identitaire devenu nécessaire à l’époque actuelle. Comme le dit si bien l’un de mes anciens professeurs d’université, “Il faut assumer la créolisation des cultures qui fait désormais partie de nous-mêmes”.

judithcamier.wordpress.com

Les déplacements des populations sur la planète font partie du contexte de la mondialisation.

Selon le texte, plusieurs facteurs expliquent ces déplacements, excepté le suivant:

 

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976515 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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LE PETIT CHAPERON ROUGE

Il était une fois une jeune fille habitant à l’orée de la forêt avec sa mère. L’enfant était appelée Le Petit Chaperon Rouge, en référence à un conte bien connu, car ses vêtements étaient d’un rouge éclatant. Les événements ici racontés eurent lieu lorsque la période des soldes venait de se terminer et que le portable GMS envahit toutes les boutiques. Le Petit Chaperon Rouge supplia sa mère de lui en acheter un. Mais la mère était écolo: les GMS, ça te grille les neurones, ça pollue, ça te rend accro...

Un jour, la mère vint demander à sa fille d’apporter un bon gâteau bien bio à sa grand-mère. La jeune fille prit le gâteau, mit son veston rouge et entra dans la forêt, ne se doutant pas que, pas loin de là, le vieux loup camionneur rôdait. Sur le GPS du loup apparut immédiatement un point indiquant “petit chaperon rouge” (je sais, c’est un GPS de qualité). Le GPS indiquait que le petit bonhomme rouge prenait une impasse qui n’avait pour arrivée qu’une seule et unique maison indiquant “maison de la grand-mère du petit chaperon rouge” (oui, il est vraiment très précis ce GPS).

Alors, le loup entra dans la ville, pénétra une impasse et se précipita sur la maison de la grandmère. Il appuya sur la sonnette et entendit une voix tremblante se demander qui était là.

– Salut, grand-mère, répondit le loup en imitant une voix de jeune fille, légèrement enraillée.

C’est Le Petit Chaperon Rouge, je peux entrer?

– Bien sûr, mon enfant, répondit naïvement la grand-mère un peu sourde.

Le loup entra à la volée et se jeta sur la vieille dame couchée sur un matelas. Elle était périmée depuis longtemps, pensa le loup qui la jeta sous le lit et alla s’enfoncer sous les draps. Quelques instants plus tard, la sonnette retentit et le loup en imitant la voix de la vieille femme s’écria:

– Qui est là?

– C’est Le Petit Chaperon Rouge, mamy, je peux entrer?

– Bien sûr, mon enfant, répondit le loup en feintant la voix de la grand-mère.

La jeune fille remarqua quelques changements perturbants, elle demanda:

– Eh, mamy, depuis quand as-tu une montre?

– Euh, depuis peu, hésita le loup. C’est pour vérifier que les livreurs de pizza arrivent bien à l’heure.

– Eh, mamy, c’est quoi ton nouveau parfum?, continua Le Chaperon Rouge.

– C’est l’haleine de loup, très à la mode ces derniers temps, répondit le loup.

– D’accord, mamy, mais pourquoi as-tu une dent en or?

– Ah, c’est pour mieux te manger sans risquer de me casser les dents, s’écria le loup sortant de sous les draps.

Et il bondit sur Le Petit Chaperon Rouge, dévorant l’enfant comme excellent dessert.

Moralité de l’histoire: si la mère avait acheté un GMS à sa fille, celle-ci aurait pu commander un fast-food pour sa grand-mère, et tout ça ne se serait pas passé.

histoirechaperon.canalblog.com

je sais, c’est un GPS de qualité

oui, il est vraiment très précis ce GPS

Les extraits ci-dessus sont des commentaires du narrateur sur le GPS du loup.

Ces commentaires se démarquent par la caractéristique suivante:

 

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960275 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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LE PETIT CHAPERON ROUGE

Il était une fois une jeune fille habitant à l’orée de la forêt avec sa mère. L’enfant était appelée Le Petit Chaperon Rouge, en référence à un conte bien connu, car ses vêtements étaient d’un rouge éclatant. Les événements ici racontés eurent lieu lorsque la période des soldes venait de se terminer et que le portable GMS envahit toutes les boutiques. Le Petit Chaperon Rouge supplia sa mère de lui en acheter un. Mais la mère était écolo: les GMS, ça te grille les neurones, ça pollue, ça te rend accro...

Un jour, la mère vint demander à sa fille d’apporter un bon gâteau bien bio à sa grand-mère. La jeune fille prit le gâteau, mit son veston rouge et entra dans la forêt, ne se doutant pas que, pas loin de là, le vieux loup camionneur rôdait. Sur le GPS du loup apparut immédiatement un point indiquant “petit chaperon rouge” (je sais, c’est un GPS de qualité). Le GPS indiquait que le petit bonhomme rouge prenait une impasse qui n’avait pour arrivée qu’une seule et unique maison indiquant “maison de la grand-mère du petit chaperon rouge” (oui, il est vraiment très précis ce GPS).

Alors, le loup entra dans la ville, pénétra une impasse et se précipita sur la maison de la grandmère. Il appuya sur la sonnette et entendit une voix tremblante se demander qui était là.

– Salut, grand-mère, répondit le loup en imitant une voix de jeune fille, légèrement enraillée.

C’est Le Petit Chaperon Rouge, je peux entrer?

– Bien sûr, mon enfant, répondit naïvement la grand-mère un peu sourde.

Le loup entra à la volée et se jeta sur la vieille dame couchée sur un matelas. Elle était périmée depuis longtemps, pensa le loup qui la jeta sous le lit et alla s’enfoncer sous les draps. Quelques instants plus tard, la sonnette retentit et le loup en imitant la voix de la vieille femme s’écria:

– Qui est là?

– C’est Le Petit Chaperon Rouge, mamy, je peux entrer?

– Bien sûr, mon enfant, répondit le loup en feintant la voix de la grand-mère.

La jeune fille remarqua quelques changements perturbants, elle demanda:

– Eh, mamy, depuis quand as-tu une montre?

– Euh, depuis peu, hésita le loup. C’est pour vérifier que les livreurs de pizza arrivent bien à l’heure.

– Eh, mamy, c’est quoi ton nouveau parfum?, continua Le Chaperon Rouge.

– C’est l’haleine de loup, très à la mode ces derniers temps, répondit le loup.

– D’accord, mamy, mais pourquoi as-tu une dent en or?

– Ah, c’est pour mieux te manger sans risquer de me casser les dents, s’écria le loup sortant de sous les draps.

Et il bondit sur Le Petit Chaperon Rouge, dévorant l’enfant comme excellent dessert.

Moralité de l’histoire: si la mère avait acheté un GMS à sa fille, celle-ci aurait pu commander un fast-food pour sa grand-mère, et tout ça ne se serait pas passé.

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En arrivant chez la grand-mère, le loup décide de ne pas la manger et, à la fin de l’histoire, c’est Le Petit Chaperon Rouge qui est avalé.

La décision du loup résulte du fait que:

 

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913077 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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LE PETIT CHAPERON ROUGE

Il était une fois une jeune fille habitant à l’orée de la forêt avec sa mère. L’enfant était appelée Le Petit Chaperon Rouge, en référence à un conte bien connu, car ses vêtements étaient d’un rouge éclatant. Les événements ici racontés eurent lieu lorsque la période des soldes venait de se terminer et que le portable GMS envahit toutes les boutiques. Le Petit Chaperon Rouge supplia sa mère de lui en acheter un. Mais la mère était écolo: les GMS, ça te grille les neurones, ça pollue, ça te rend accro...

Un jour, la mère vint demander à sa fille d’apporter un bon gâteau bien bio à sa grand-mère. La jeune fille prit le gâteau, mit son veston rouge et entra dans la forêt, ne se doutant pas que, pas loin de là, le vieux loup camionneur rôdait. Sur le GPS du loup apparut immédiatement un point indiquant “petit chaperon rouge” (je sais, c’est un GPS de qualité). Le GPS indiquait que le petit bonhomme rouge prenait une impasse qui n’avait pour arrivée qu’une seule et unique maison indiquant “maison de la grand-mère du petit chaperon rouge” (oui, il est vraiment très précis ce GPS).

Alors, le loup entra dans la ville, pénétra une impasse et se précipita sur la maison de la grandmère. Il appuya sur la sonnette et entendit une voix tremblante se demander qui était là.

– Salut, grand-mère, répondit le loup en imitant une voix de jeune fille, légèrement enraillée.

C’est Le Petit Chaperon Rouge, je peux entrer?

– Bien sûr, mon enfant, répondit naïvement la grand-mère un peu sourde.

Le loup entra à la volée et se jeta sur la vieille dame couchée sur un matelas. Elle était périmée depuis longtemps, pensa le loup qui la jeta sous le lit et alla s’enfoncer sous les draps. Quelques instants plus tard, la sonnette retentit et le loup en imitant la voix de la vieille femme s’écria:

– Qui est là?

– C’est Le Petit Chaperon Rouge, mamy, je peux entrer?

– Bien sûr, mon enfant, répondit le loup en feintant la voix de la grand-mère.

La jeune fille remarqua quelques changements perturbants, elle demanda:

– Eh, mamy, depuis quand as-tu une montre?

– Euh, depuis peu, hésita le loup. C’est pour vérifier que les livreurs de pizza arrivent bien à l’heure.

– Eh, mamy, c’est quoi ton nouveau parfum?, continua Le Chaperon Rouge.

– C’est l’haleine de loup, très à la mode ces derniers temps, répondit le loup.

– D’accord, mamy, mais pourquoi as-tu une dent en or?

– Ah, c’est pour mieux te manger sans risquer de me casser les dents, s’écria le loup sortant de sous les draps.

Et il bondit sur Le Petit Chaperon Rouge, dévorant l’enfant comme excellent dessert.

Moralité de l’histoire: si la mère avait acheté un GMS à sa fille, celle-ci aurait pu commander un fast-food pour sa grand-mère, et tout ça ne se serait pas passé.

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Le Petit Chaperon Rouge voulait bien avoir un nouvel appareil téléphonique mais sa mère s’opposait à lui en acheter un.

Cette opposition de la mère s’explique par:

 

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898575 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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LE PETIT CHAPERON ROUGE

Il était une fois une jeune fille habitant à l’orée de la forêt avec sa mère. L’enfant était appelée Le Petit Chaperon Rouge, en référence à un conte bien connu, car ses vêtements étaient d’un rouge éclatant. Les événements ici racontés eurent lieu lorsque la période des soldes venait de se terminer et que le portable GMS envahit toutes les boutiques. Le Petit Chaperon Rouge supplia sa mère de lui en acheter un. Mais la mère était écolo: les GMS, ça te grille les neurones, ça pollue, ça te rend accro...

Un jour, la mère vint demander à sa fille d’apporter un bon gâteau bien bio à sa grand-mère. La jeune fille prit le gâteau, mit son veston rouge et entra dans la forêt, ne se doutant pas que, pas loin de là, le vieux loup camionneur rôdait. Sur le GPS du loup apparut immédiatement un point indiquant “petit chaperon rouge” (je sais, c’est un GPS de qualité). Le GPS indiquait que le petit bonhomme rouge prenait une impasse qui n’avait pour arrivée qu’une seule et unique maison indiquant “maison de la grand-mère du petit chaperon rouge” (oui, il est vraiment très précis ce GPS).

Alors, le loup entra dans la ville, pénétra une impasse et se précipita sur la maison de la grandmère. Il appuya sur la sonnette et entendit une voix tremblante se demander qui était là.

– Salut, grand-mère, répondit le loup en imitant une voix de jeune fille, légèrement enraillée.

C’est Le Petit Chaperon Rouge, je peux entrer?

– Bien sûr, mon enfant, répondit naïvement la grand-mère un peu sourde.

Le loup entra à la volée et se jeta sur la vieille dame couchée sur un matelas. Elle était périmée depuis longtemps, pensa le loup qui la jeta sous le lit et alla s’enfoncer sous les draps. Quelques instants plus tard, la sonnette retentit et le loup en imitant la voix de la vieille femme s’écria:

– Qui est là?

– C’est Le Petit Chaperon Rouge, mamy, je peux entrer?

– Bien sûr, mon enfant, répondit le loup en feintant la voix de la grand-mère.

La jeune fille remarqua quelques changements perturbants, elle demanda:

– Eh, mamy, depuis quand as-tu une montre?

– Euh, depuis peu, hésita le loup. C’est pour vérifier que les livreurs de pizza arrivent bien à l’heure.

– Eh, mamy, c’est quoi ton nouveau parfum?, continua Le Chaperon Rouge.

– C’est l’haleine de loup, très à la mode ces derniers temps, répondit le loup.

– D’accord, mamy, mais pourquoi as-tu une dent en or?

– Ah, c’est pour mieux te manger sans risquer de me casser les dents, s’écria le loup sortant de sous les draps.

Et il bondit sur Le Petit Chaperon Rouge, dévorant l’enfant comme excellent dessert.

Moralité de l’histoire: si la mère avait acheté un GMS à sa fille, celle-ci aurait pu commander un fast-food pour sa grand-mère, et tout ça ne se serait pas passé.

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Ce texte est une nouvelle version d’un conte traditionnel bien connu.

L’élément commun aux deux versions de l’histoire est présent dans l’alternative suivante:

 

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