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Ce texte traite des problèmes de:
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"Devoir d'Etat" par Jacques Attali
S'il est parfaitement normal que l'Etat exige le paiement de tous les impôts dus, qu'il fasse payer des indemnités aux retardataires et qu'il en inflige d'autres, plus élevées encore, en cas de manquement volontaire, il est scandaleux que l'administration ne soit pas tenue d'en faire autant pour ce qu'elle doit aux citoyens: combien de prestations payées en retard? Combien d'impôts non remboursés dans les délais? Combien de citoyens ne connaissent pas leurs droits, ne savent pas quelles aides leur sont dues? Combien d'entreprises ignorent les subventions prévues pour elles? L'administration le sait si bien qu'elle évalue le coût budgétaire d'une mesure sociale en espérant qu'un quart ou plus des bénéficiaires ne se manifesteront pas. Et ce sont évidemment toujours les plus démunis qui en pâtissent le plus. Connaître ses droits est un privilège de plus en plus chèrement acquis.
(L'Express - 22.11.2001)
Le texte "Devoir d'Etat" affirme: "L'administration le sait si bien qu'elle évalue le coût budgétaire d'une mesure sociale en espérant qu'un quart ou plus des bénéficiaires ne se manifesteront pas". Cela veut dire que
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Texte 1. "La baisse de l'impôt sur le revenu profitera surtout aux foyers aisés ».
Les ordinateurs et les calculettes tournaient depuis quelques semaines déjà ... Les syndicats du ministère de l'économie et des finances ont pourtant préféré attendre que les députés votent la baisse de 5 % de l'impôt sur le revenu (IR) en 2002, jeudi 18 juillet, pour rendre publiques leurs études d'impact censées répondre à la question : à qui profite cette mesure, que Jean Pierre Raffarin
présente comme « la première étape » d'une réduction globale de 30 % sur le quinquennat ? Bercy (Ministère de l'économie et des finances) n'a publié aucune simulation des retombées de cette réduction forfaitaire de 5 % sur le revenu avant réductions. Les réponses fournies par le Syndicat national unifié des impôts (SNUI) et la fédération CFDT des finances sont à la fois sans surprise et riches d'enseignements. « Cette baisse ne concernera qu'un foyer fiscal sur deux (ceux payant l'impôt sur le revenu) et procurera un avantage d'autant plus important que les revenus seront élevés », déplore-t-on au SNUI. « C'est surtout pour la France de « très haut » que la baisse de l'impôt 2002 sera véritablement tangible », concluent les responsables de la première organisation syndicale à la direction générale des impôts.
(Le Monde 22 juillet 2002)
Que déplore-t-on au SNUI dans le texte « La baisse de l'impôt sur le revenu profitera surtout aux foyers aísés »:
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"Devoir d'Etat" par Jacques Attali
S'il est parfaitement normal que l'Etat exige le paiement de tous les impôts dus, qu'il fasse payer des indemnités aux retardataires et qu'il en inflige d'autres, plus élevées encore, en cas de manquement volontaire, il est scandaleux que l'administration ne soit pas tenue d'en faire autant pour ce qu'elle doit aux citoyens: combien de prestations payées en retard? Combien d'impôts non remboursés dans les délais? Combien de citoyens ne connaissent pas leurs droits, ne savent pas quelles aides leur sont dues? Combien d'entreprises ignorent les subventions prévues pour elles? L'administration le sait si bien qu'elle évalue le coût budgétaire d'une mesure sociale en espérant qu'un quart ou plus des bénéficiaires ne se manifesteront pas. Et ce sont évidemment toujours les plus démunis qui en pâtissent le plus. Connaître ses droits est un privilège de plus en plus chèrement acquis.
(L'Express - 22.11.2001)
Le texte "Devoir d'Etat" dit: "Et ce sont évidemment toujours les plus démunis qui en pâtissent le plus". On peut comprendre que
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"Le beurre et la crémerie" par Pascal Aubert
Un marché unique. Une monnaie unique. Un prix unique ? Ceux qui anticipent une harmonisation des prix des marchandises d'un bout à l'autre de la zone euro devront attendre un peu. Le rêve du réfrigérateur, du téléviseur ou de l'appareil de photos à prix unique en euros de Brest à Francfortsur-l'Oder et de Cadix à Inari n'est pas pour demain. Si la monnaie unique, facteur de
comparaison des prix, jouera très probablement à moyen terme un rôle de modérateur d'inflation salutaire pour les économies de la zone, les lois du marché et du marketing rendent illusoire un marché unique idéal où tous les consommateurs seraient égaux devant les étiquettes. D'abord parce que euro ou pas le marché unique n'est en réalité qu'une juxtaposition de marchés qui ne
recouvrent aucune réalité géographique, qu'elle soit nationale, régionale ou même locale. Même si tous les consommateurs ne le savent pas toujours, un relevé de prix dans deux surfaces de vente portant la même enseigne et distantes de quelques kilomètres seulement peut révéler bien des surprises en faisant ressortir des écarts très substantiels. Preuve s'il en était besoin qu'une
monnaie unique n'est pas le facteur de concurrence quasi magique que certains se plaisent à imaginer. Les habitudes de consommation, la sociologie ou la vigueur de la concurrence dans la zone de chalandise sont des critères tout aussi déterminants. Les différences de prix ont donc peu de chances de s'évanouir spontanément à la seule apparition de l'euro. Le plus sûr moyen pour le consommateur de faire son beurre avec la monnaie unique et de bénéficier des prix les plus compétitifs restera pour longtemps encore, comme le dit un ministre européen, de "changer de crémerie" pour faire jouer la concurrence.
(La Tribune - 19.02.2002)
Le texte "Le beurre et la crémerie" dit: "deux surfaces de vente portant la même enseigne". Cela veut dire
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"Le beurre et la crémerie" par Pascal Aubert
Un marché unique. Une monnaie unique. Un prix unique ? Ceux qui anticipent une harmonisation des prix des marchandises d'un bout à l'autre de la zone euro devront attendre un peu. Le rêve du réfrigérateur, du téléviseur ou de l'appareil de photos à prix unique en euros de Brest à Francfortsur-l'Oder et de Cadix à Inari n'est pas pour demain. Si la monnaie unique, facteur de
comparaison des prix, jouera très probablement à moyen terme un rôle de modérateur d'inflation salutaire pour les économies de la zone, les lois du marché et du marketing rendent illusoire un marché unique idéal où tous les consommateurs seraient égaux devant les étiquettes. D'abord parce que euro ou pas le marché unique n'est en réalité qu'une juxtaposition de marchés qui ne
recouvrent aucune réalité géographique, qu'elle soit nationale, régionale ou même locale. Même si tous les consommateurs ne le savent pas toujours, un relevé de prix dans deux surfaces de vente portant la même enseigne et distantes de quelques kilomètres seulement peut révéler bien des surprises en faisant ressortir des écarts très substantiels. Preuve s'il en était besoin qu'une
monnaie unique n'est pas le facteur de concurrence quasi magique que certains se plaisent à imaginer. Les habitudes de consommation, la sociologie ou la vigueur de la concurrence dans la zone de chalandise sont des critères tout aussi déterminants. Les différences de prix ont donc peu de chances de s'évanouir spontanément à la seule apparition de l'euro. Le plus sûr moyen pour le consommateur de faire son beurre avec la monnaie unique et de bénéficier des prix les plus compétitifs restera pour longtemps encore, comme le dit un ministre européen, de "changer de crémerie" pour faire jouer la concurrence.
(La Tribune - 19.02.2002)
Selon le texte "Le beurre et la crémerie", quand un ministre européen dit "changer de crémerie", il veut faire comprendre
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"Le trésor sait attendre" par Patrick Lelong
Contrairement à une idée reçue, le comptable du Trésor, autre appellation du percepteur, n'est pas tenu d'accorder aux contribuables aux poches momentanément vides des délais pour s'acquitter de leur impôt sur le revenu. Pour le recouvrer, il dispose de tout un arsenal répressif de premier choix: outre la classique majoration de 10% pour paiement après les dates d'exigibilité, il a le commandement à payer et l'avis à tiers détenteur, deux préalables à la saisie sur salaire ou d'un compte bancaire. Il peut aussi faire procéder à une saisie des biens du contribuable après l'en avoir informé; celui-ci dispose de la faculté d'arrêter la procédure à tout moment, tout simplement... en payant
(L'Express - 13.09.2001)
Selon le texte "Le trésor sait attendre", choisissez la bonne réponse
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Texte 2. "Baisser le coût du travail ».
La majorité des orateurs de droite a, dans sa ligne de mire, le coût du travail, qu'elle juge trop élevée. « Nous sommes au cinquième rang en Europe mais, compte tenu des charges sociales et fiscales, pour le salaire net, nous nous situons entre le neuvième et le onzième rang », a lancé, au cours des débats, Pierre Méhaignerie, président de la commission des finances de l'Assemblée. Après s'être demandé « s'il vaut mieux privilégier la baisse de l'impôt sur le revenu ou la baisse des charges », le rapporteur général du budget, Gilles Carrez, avait lui-même jugé « indispensable » la seconde solution dans un entretien à La Tribune, le 18 juillet. Il avait alors soulevé un autre dilemme en évoquant « à l'intérieur de la baisse des charges, le choix entre les cotisations patronales et salariales ».
Dans ce domaine, François Fillon, ministre des affaires sociales, a déjà ouvert la brèche en exonérant totalement de charges sociales, pendant deux ans, les entreprises qui embaucheront des jeunes sans qualification. « C'est une première étape vers un allègement général du coût du travail », a-t-il pris soin d?indiquer devant les sénateurs (Le Monde du 19 juillet).
Dès le lendemain, le ministre délégué au budget, Alain Lambert, a tenté de calmer les appétits de la majorité. « N'ayons pas de dogme en la matière », a-t-il déclaré à l'Assemblée. « Le gouvernement est à votre écoute. Nous mesurons l'importance que vous accordez à cette question(...) mais j'attire votre attention sur le fait que, dans les cotisations qui pèsent sur les salaires, il y a la cotisation pour la retraite ».
(Le Monde - 23 juillet 2002)
Selon le texte « Baisser le coût du travail », la France se situe, pour le salaire net, entre le neuvième et le onzième rang en Europe. Cela est dû :
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Texte 2. "Baisser le coût du travail ».
La majorité des orateurs de droite a, dans sa ligne de mire, le coût du travail, qu'elle juge trop élevée. « Nous sommes au cinquième rang en Europe mais, compte tenu des charges sociales et fiscales, pour le salaire net, nous nous situons entre le neuvième et le onzième rang », a lancé, au cours des débats, Pierre Méhaignerie, président de la commission des finances de l'Assemblée. Après s'être demandé « s'il vaut mieux privilégier la baisse de l'impôt sur le revenu ou la baisse des charges », le rapporteur général du budget, Gilles Carrez, avait lui-même jugé « indispensable » la seconde solution dans un entretien à La Tribune, le 18 juillet. Il avait alors soulevé un autre dilemme en évoquant « à l'intérieur de la baisse des charges, le choix entre les cotisations patronales et salariales ».
Dans ce domaine, François Fillon, ministre des affaires sociales, a déjà ouvert la brèche en exonérant totalement de charges sociales, pendant deux ans, les entreprises qui embaucheront des jeunes sans qualification. « C'est une première étape vers un allègement général du coût du travail », a-t-il pris soin d?indiquer devant les sénateurs (Le Monde du 19 juillet).
Dès le lendemain, le ministre délégué au budget, Alain Lambert, a tenté de calmer les appétits de la majorité. « N'ayons pas de dogme en la matière », a-t-il déclaré à l'Assemblée. « Le gouvernement est à votre écoute. Nous mesurons l'importance que vous accordez à cette question(...) mais j'attire votre attention sur le fait que, dans les cotisations qui pèsent sur les salaires, il y a la cotisation pour la retraite ».
(Le Monde - 23 juillet 2002)
Selon Alain Lambert, dans le texte « Baisser le coût du travail », « ... dans les cotisations sociales qui pèsent sur les salaires, il y a la cotisation pour la retraite ». Il veut dire que :
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