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L’art de la différence ou l’unicité dans la diversité
A l’heure où les questions d’identité, d’altérité, de pluriethnisme, de multiculturalisme, d’exil, d’exclusion, de frontière sont régulièrement débattues, L’art de la différence - thème de la Triennale d’art contemporain en Valais, Suisse - est plus que jamais d’actualité.
Peut-être convient-il en premier lieu de s’interroger sur ce que signifie “différence”. Cette notion apparaît comme éminemment complexe et relative. Elle exige, pour être appréhendée, d’être rapportée à un terme référent à partir duquel peut être saisi l’écart qu’elle désigne. Et lorsqu’il s’agit de comprendre la différence en ce qu’elle est, la question de la norme ou de la normalité est centrale, mais encore serait-il nécessaire de préciser d’où cette norme tire sa légitimité.
En nous penchant sur l’histoire des hommes, nous constatons qu’elle se construit sur la variation des acceptions de la notion de différence. Dans les représentations de la Grèce ancienne, celle-ci porte notamment sur l’inégalité des sexes. Ainsi la femme est tantôt confinée à l’univers domestique, tantôt associée à des figures sauvages et étrangères à l’ordre social: ménades1, amazones. Dans les cités grecques, et jusque dans le modèle de la démocratie athénienne, la femme n’accède pas plus que les métèques2 aux droits civiques. Son rôle et son statut social sont très codifiés. La différence se révèle alors voisine de l’exclusion.
Au fil des époques successives, d’autres domaines sont également marqués par ce concept de différence. On peut citer pour exemple le dix-neuvième siècle, période d’expansion coloniale massive au cours de laquelle les Européens en viennent à exercer leur domination sur un grand nombre de pays et de peuples. Cette conquête s’accompagne d’une découverte de l’Autre, et la photographie témoigne de cette confrontation entre civilisations. Elle fait découvrir, à une Europe curieuse, des contrées nouvelles, des peuples de différentes cultures. Cette accumulation d’images annonce les débuts de l’ethnographie. Ces clichés d’abord conçus comme souvenirs touristiques deviennent bientôt l’outil de prédilection des anthropologues et des ethnologues soucieux de mesurer, de définir et de répertorier les différents types d’individus, étant persuadés de la réalité d’une hiérarchie raciale.
Mais si ces scientifiques, de par leurs expériences des peuples les plus éloignés de leur civilisation, rapportent des preuves de la surprenante diversité des modes de vie selon que l’on est aborigène d’Australie, Bororo3 ou Bushman4, les artistes adoptent une attitude autre. Pour ces derniers, l’exotisme ne consiste pas à rendre compréhensible ce qui est différent mais, au contraire, à rendre insolite ce qui est familier. Tandis que les anthropologues réfléchissent sur l’hétérogénéité humaine, les créateurs interrogent notamment notre propre complexité.
En effet, au carrefour des diversités infinies, “l’essentiel de l’art n’est pas la beauté, mais l’altérité. Il dit la présence du présent comme énigme et porte la pensée à sa crête; sa visée propre est de provoquer la présence de tout présent dans son altérité irréductible, il accomplit l’expérience de l’autre comme autre et de moi-même comme autre”, selon Marc Le Bot. Offerte aux témoins actifs que nous sommes, la création mêle intime et social, individuel et collectif, privé et public, émoi et mémoire, dissemblance et ressemblance. C’est par-delà toutes différences que doit se concevoir et se réaliser l’unité du genre humain. L’art de la différence induit ainsi l’affirmation revendiquée de l’égalité dans la diversité.
JULIA HOUNTOU
exporevue.com
1 ménade - na mitologia grega, ninfa que participava das festas de Baco
2 métèque - em Atenas, estrangeiro que não tinha o direito de cidadania
3 Bororo - grupo indígena de Mato Grosso
4 Bushman - grupos indígenas da África Meridional
Les scientifiques et les artistes traitent différemment le thème de l’exotisme.
Pour les artistes, l’exotique peut être identifié dans:
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L’art de la différence ou l’unicité dans la diversité
A l’heure où les questions d’identité, d’altérité, de pluriethnisme, de multiculturalisme, d’exil, d’exclusion, de frontière sont régulièrement débattues, L’art de la différence - thème de la Triennale d’art contemporain en Valais, Suisse - est plus que jamais d’actualité.
Peut-être convient-il en premier lieu de s’interroger sur ce que signifie “différence”. Cette notion apparaît comme éminemment complexe et relative. Elle exige, pour être appréhendée, d’être rapportée à un terme référent à partir duquel peut être saisi l’écart qu’elle désigne. Et lorsqu’il s’agit de comprendre la différence en ce qu’elle est, la question de la norme ou de la normalité est centrale, mais encore serait-il nécessaire de préciser d’où cette norme tire sa légitimité.
En nous penchant sur l’histoire des hommes, nous constatons qu’elle se construit sur la variation des acceptions de la notion de différence. Dans les représentations de la Grèce ancienne, celle-ci porte notamment sur l’inégalité des sexes. Ainsi la femme est tantôt confinée à l’univers domestique, tantôt associée à des figures sauvages et étrangères à l’ordre social: ménades1, amazones. Dans les cités grecques, et jusque dans le modèle de la démocratie athénienne, la femme n’accède pas plus que les métèques2 aux droits civiques. Son rôle et son statut social sont très codifiés. La différence se révèle alors voisine de l’exclusion.
Au fil des époques successives, d’autres domaines sont également marqués par ce concept de différence. On peut citer pour exemple le dix-neuvième siècle, période d’expansion coloniale massive au cours de laquelle les Européens en viennent à exercer leur domination sur un grand nombre de pays et de peuples. Cette conquête s’accompagne d’une découverte de l’Autre, et la photographie témoigne de cette confrontation entre civilisations. Elle fait découvrir, à une Europe curieuse, des contrées nouvelles, des peuples de différentes cultures. Cette accumulation d’images annonce les débuts de l’ethnographie. Ces clichés d’abord conçus comme souvenirs touristiques deviennent bientôt l’outil de prédilection des anthropologues et des ethnologues soucieux de mesurer, de définir et de répertorier les différents types d’individus, étant persuadés de la réalité d’une hiérarchie raciale.
Mais si ces scientifiques, de par leurs expériences des peuples les plus éloignés de leur civilisation, rapportent des preuves de la surprenante diversité des modes de vie selon que l’on est aborigène d’Australie, Bororo3 ou Bushman4, les artistes adoptent une attitude autre. Pour ces derniers, l’exotisme ne consiste pas à rendre compréhensible ce qui est différent mais, au contraire, à rendre insolite ce qui est familier. Tandis que les anthropologues réfléchissent sur l’hétérogénéité humaine, les créateurs interrogent notamment notre propre complexité.
En effet, au carrefour des diversités infinies, “l’essentiel de l’art n’est pas la beauté, mais l’altérité. Il dit la présence du présent comme énigme et porte la pensée à sa crête; sa visée propre est de provoquer la présence de tout présent dans son altérité irréductible, il accomplit l’expérience de l’autre comme autre et de moi-même comme autre”, selon Marc Le Bot. Offerte aux témoins actifs que nous sommes, la création mêle intime et social, individuel et collectif, privé et public, émoi et mémoire, dissemblance et ressemblance. C’est par-delà toutes différences que doit se concevoir et se réaliser l’unité du genre humain. L’art de la différence induit ainsi l’affirmation revendiquée de l’égalité dans la diversité.
JULIA HOUNTOU
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1 ménade - na mitologia grega, ninfa que participava das festas de Baco
2 métèque - em Atenas, estrangeiro que não tinha o direito de cidadania
3 Bororo - grupo indígena de Mato Grosso
4 Bushman - grupos indígenas da África Meridional
La métaphore est un procédé de langage basé sur la comparaison implicite de deux expressions.
L’extrait qui présente une forme verbale à valeur métaphorique est:
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L’art de la différence ou l’unicité dans la diversité
A l’heure où les questions d’identité, d’altérité, de pluriethnisme, de multiculturalisme, d’exil, d’exclusion, de frontière sont régulièrement débattues, L’art de la différence - thème de la Triennale d’art contemporain en Valais, Suisse - est plus que jamais d’actualité.
Peut-être convient-il en premier lieu de s’interroger sur ce que signifie “différence”. Cette notion apparaît comme éminemment complexe et relative. Elle exige, pour être appréhendée, d’être rapportée à un terme référent à partir duquel peut être saisi l’écart qu’elle désigne. Et lorsqu’il s’agit de comprendre la différence en ce qu’elle est, la question de la norme ou de la normalité est centrale, mais encore serait-il nécessaire de préciser d’où cette norme tire sa légitimité.
En nous penchant sur l’histoire des hommes, nous constatons qu’elle se construit sur la variation des acceptions de la notion de différence. Dans les représentations de la Grèce ancienne, celle-ci porte notamment sur l’inégalité des sexes. Ainsi la femme est tantôt confinée à l’univers domestique, tantôt associée à des figures sauvages et étrangères à l’ordre social: ménades1, amazones. Dans les cités grecques, et jusque dans le modèle de la démocratie athénienne, la femme n’accède pas plus que les métèques2 aux droits civiques. Son rôle et son statut social sont très codifiés. La différence se révèle alors voisine de l’exclusion.
Au fil des époques successives, d’autres domaines sont également marqués par ce concept de différence. On peut citer pour exemple le dix-neuvième siècle, période d’expansion coloniale massive au cours de laquelle les Européens en viennent à exercer leur domination sur un grand nombre de pays et de peuples. Cette conquête s’accompagne d’une découverte de l’Autre, et la photographie témoigne de cette confrontation entre civilisations. Elle fait découvrir, à une Europe curieuse, des contrées nouvelles, des peuples de différentes cultures. Cette accumulation d’images annonce les débuts de l’ethnographie. Ces clichés d’abord conçus comme souvenirs touristiques deviennent bientôt l’outil de prédilection des anthropologues et des ethnologues soucieux de mesurer, de définir et de répertorier les différents types d’individus, étant persuadés de la réalité d’une hiérarchie raciale.
Mais si ces scientifiques, de par leurs expériences des peuples les plus éloignés de leur civilisation, rapportent des preuves de la surprenante diversité des modes de vie selon que l’on est aborigène d’Australie, Bororo3 ou Bushman4, les artistes adoptent une attitude autre. Pour ces derniers, l’exotisme ne consiste pas à rendre compréhensible ce qui est différent mais, au contraire, à rendre insolite ce qui est familier. Tandis que les anthropologues réfléchissent sur l’hétérogénéité humaine, les créateurs interrogent notamment notre propre complexité.
En effet, au carrefour des diversités infinies, “l’essentiel de l’art n’est pas la beauté, mais l’altérité. Il dit la présence du présent comme énigme et porte la pensée à sa crête; sa visée propre est de provoquer la présence de tout présent dans son altérité irréductible, il accomplit l’expérience de l’autre comme autre et de moi-même comme autre”, selon Marc Le Bot. Offerte aux témoins actifs que nous sommes, la création mêle intime et social, individuel et collectif, privé et public, émoi et mémoire, dissemblance et ressemblance. C’est par-delà toutes différences que doit se concevoir et se réaliser l’unité du genre humain. L’art de la différence induit ainsi l’affirmation revendiquée de l’égalité dans la diversité.
JULIA HOUNTOU
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Tout énoncé présente une dimension référentielle et aussi une position de l’auteur par rapport à ce qui est dit.
Observez l’extrait suivant:
Peut-être convient-il en premier lieu de s’interroger sur ce que signifie “différence”.
La position prise par l’auteur pour parler de la différence peut être définie comme:
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A l’heure où les questions d’identité, d’altérité, de pluriethnisme, de multiculturalisme, d’exil, d’exclusion, de frontière sont régulièrement débattues, L’art de la différence - thème de la Triennale d’art contemporain en Valais, Suisse - est plus que jamais d’actualité.
Peut-être convient-il en premier lieu de s’interroger sur ce que signifie “différence”. Cette notion apparaît comme éminemment complexe et relative. Elle exige, pour être appréhendée, d’être rapportée à un terme référent à partir duquel peut être saisi l’écart qu’elle désigne. Et lorsqu’il s’agit de comprendre la différence en ce qu’elle est, la question de la norme ou de la normalité est centrale, mais encore serait-il nécessaire de préciser d’où cette norme tire sa légitimité.
En nous penchant sur l’histoire des hommes, nous constatons qu’elle se construit sur la variation des acceptions de la notion de différence. Dans les représentations de la Grèce ancienne, celle-ci porte notamment sur l’inégalité des sexes. Ainsi la femme est tantôt confinée à l’univers domestique, tantôt associée à des figures sauvages et étrangères à l’ordre social: ménades1, amazones. Dans les cités grecques, et jusque dans le modèle de la démocratie athénienne, la femme n’accède pas plus que les métèques2 aux droits civiques. Son rôle et son statut social sont très codifiés. La différence se révèle alors voisine de l’exclusion.
Au fil des époques successives, d’autres domaines sont également marqués par ce concept de différence. On peut citer pour exemple le dix-neuvième siècle, période d’expansion coloniale massive au cours de laquelle les Européens en viennent à exercer leur domination sur un grand nombre de pays et de peuples. Cette conquête s’accompagne d’une découverte de l’Autre, et la photographie témoigne de cette confrontation entre civilisations. Elle fait découvrir, à une Europe curieuse, des contrées nouvelles, des peuples de différentes cultures. Cette accumulation d’images annonce les débuts de l’ethnographie. Ces clichés d’abord conçus comme souvenirs touristiques deviennent bientôt l’outil de prédilection des anthropologues et des ethnologues soucieux de mesurer, de définir et de répertorier les différents types d’individus, étant persuadés de la réalité d’une hiérarchie raciale.
Mais si ces scientifiques, de par leurs expériences des peuples les plus éloignés de leur civilisation, rapportent des preuves de la surprenante diversité des modes de vie selon que l’on est aborigène d’Australie, Bororo3 ou Bushman4, les artistes adoptent une attitude autre. Pour ces derniers, l’exotisme ne consiste pas à rendre compréhensible ce qui est différent mais, au contraire, à rendre insolite ce qui est familier. Tandis que les anthropologues réfléchissent sur l’hétérogénéité humaine, les créateurs interrogent notamment notre propre complexité.
En effet, au carrefour des diversités infinies, “l’essentiel de l’art n’est pas la beauté, mais l’altérité. Il dit la présence du présent comme énigme et porte la pensée à sa crête; sa visée propre est de provoquer la présence de tout présent dans son altérité irréductible, il accomplit l’expérience de l’autre comme autre et de moi-même comme autre”, selon Marc Le Bot. Offerte aux témoins actifs que nous sommes, la création mêle intime et social, individuel et collectif, privé et public, émoi et mémoire, dissemblance et ressemblance. C’est par-delà toutes différences que doit se concevoir et se réaliser l’unité du genre humain. L’art de la différence induit ainsi l’affirmation revendiquée de l’égalité dans la diversité.
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Les pronoms peuvent être utilisés pour remplacer un mot ou une expression.
Dans le texte, la forme pronominale celle-ci substitue l’expression suivante:
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Peut-être convient-il en premier lieu de s’interroger sur ce que signifie “différence”. Cette notion apparaît comme éminemment complexe et relative. Elle exige, pour être appréhendée, d’être rapportée à un terme référent à partir duquel peut être saisi l’écart qu’elle désigne. Et lorsqu’il s’agit de comprendre la différence en ce qu’elle est, la question de la norme ou de la normalité est centrale, mais encore serait-il nécessaire de préciser d’où cette norme tire sa légitimité.
En nous penchant sur l’histoire des hommes, nous constatons qu’elle se construit sur la variation des acceptions de la notion de différence. Dans les représentations de la Grèce ancienne, celle-ci porte notamment sur l’inégalité des sexes. Ainsi la femme est tantôt confinée à l’univers domestique, tantôt associée à des figures sauvages et étrangères à l’ordre social: ménades1, amazones. Dans les cités grecques, et jusque dans le modèle de la démocratie athénienne, la femme n’accède pas plus que les métèques2 aux droits civiques. Son rôle et son statut social sont très codifiés. La différence se révèle alors voisine de l’exclusion.
Au fil des époques successives, d’autres domaines sont également marqués par ce concept de différence. On peut citer pour exemple le dix-neuvième siècle, période d’expansion coloniale massive au cours de laquelle les Européens en viennent à exercer leur domination sur un grand nombre de pays et de peuples. Cette conquête s’accompagne d’une découverte de l’Autre, et la photographie témoigne de cette confrontation entre civilisations. Elle fait découvrir, à une Europe curieuse, des contrées nouvelles, des peuples de différentes cultures. Cette accumulation d’images annonce les débuts de l’ethnographie. Ces clichés d’abord conçus comme souvenirs touristiques deviennent bientôt l’outil de prédilection des anthropologues et des ethnologues soucieux de mesurer, de définir et de répertorier les différents types d’individus, étant persuadés de la réalité d’une hiérarchie raciale.
Mais si ces scientifiques, de par leurs expériences des peuples les plus éloignés de leur civilisation, rapportent des preuves de la surprenante diversité des modes de vie selon que l’on est aborigène d’Australie, Bororo3 ou Bushman4, les artistes adoptent une attitude autre. Pour ces derniers, l’exotisme ne consiste pas à rendre compréhensible ce qui est différent mais, au contraire, à rendre insolite ce qui est familier. Tandis que les anthropologues réfléchissent sur l’hétérogénéité humaine, les créateurs interrogent notamment notre propre complexité.
En effet, au carrefour des diversités infinies, “l’essentiel de l’art n’est pas la beauté, mais l’altérité. Il dit la présence du présent comme énigme et porte la pensée à sa crête; sa visée propre est de provoquer la présence de tout présent dans son altérité irréductible, il accomplit l’expérience de l’autre comme autre et de moi-même comme autre”, selon Marc Le Bot. Offerte aux témoins actifs que nous sommes, la création mêle intime et social, individuel et collectif, privé et public, émoi et mémoire, dissemblance et ressemblance. C’est par-delà toutes différences que doit se concevoir et se réaliser l’unité du genre humain. L’art de la différence induit ainsi l’affirmation revendiquée de l’égalité dans la diversité.
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Dans le dernier paragraphe, l’auteur présente son point de vue sur le rôle de l’altérité dans l’art.
L’alternative qui résume ce point de vue est:
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Peut-être convient-il en premier lieu de s’interroger sur ce que signifie “différence”. Cette notion apparaît comme éminemment complexe et relative. Elle exige, pour être appréhendée, d’être rapportée à un terme référent à partir duquel peut être saisi l’écart qu’elle désigne. Et lorsqu’il s’agit de comprendre la différence en ce qu’elle est, la question de la norme ou de la normalité est centrale, mais encore serait-il nécessaire de préciser d’où cette norme tire sa légitimité.
En nous penchant sur l’histoire des hommes, nous constatons qu’elle se construit sur la variation des acceptions de la notion de différence. Dans les représentations de la Grèce ancienne, celle-ci porte notamment sur l’inégalité des sexes. Ainsi la femme est tantôt confinée à l’univers domestique, tantôt associée à des figures sauvages et étrangères à l’ordre social: ménades1, amazones. Dans les cités grecques, et jusque dans le modèle de la démocratie athénienne, la femme n’accède pas plus que les métèques2 aux droits civiques. Son rôle et son statut social sont très codifiés. La différence se révèle alors voisine de l’exclusion.
Au fil des époques successives, d’autres domaines sont également marqués par ce concept de différence. On peut citer pour exemple le dix-neuvième siècle, période d’expansion coloniale massive au cours de laquelle les Européens en viennent à exercer leur domination sur un grand nombre de pays et de peuples. Cette conquête s’accompagne d’une découverte de l’Autre, et la photographie témoigne de cette confrontation entre civilisations. Elle fait découvrir, à une Europe curieuse, des contrées nouvelles, des peuples de différentes cultures. Cette accumulation d’images annonce les débuts de l’ethnographie. Ces clichés d’abord conçus comme souvenirs touristiques deviennent bientôt l’outil de prédilection des anthropologues et des ethnologues soucieux de mesurer, de définir et de répertorier les différents types d’individus, étant persuadés de la réalité d’une hiérarchie raciale.
Mais si ces scientifiques, de par leurs expériences des peuples les plus éloignés de leur civilisation, rapportent des preuves de la surprenante diversité des modes de vie selon que l’on est aborigène d’Australie, Bororo3 ou Bushman4, les artistes adoptent une attitude autre. Pour ces derniers, l’exotisme ne consiste pas à rendre compréhensible ce qui est différent mais, au contraire, à rendre insolite ce qui est familier. Tandis que les anthropologues réfléchissent sur l’hétérogénéité humaine, les créateurs interrogent notamment notre propre complexité.
En effet, au carrefour des diversités infinies, “l’essentiel de l’art n’est pas la beauté, mais l’altérité. Il dit la présence du présent comme énigme et porte la pensée à sa crête; sa visée propre est de provoquer la présence de tout présent dans son altérité irréductible, il accomplit l’expérience de l’autre comme autre et de moi-même comme autre”, selon Marc Le Bot. Offerte aux témoins actifs que nous sommes, la création mêle intime et social, individuel et collectif, privé et public, émoi et mémoire, dissemblance et ressemblance. C’est par-delà toutes différences que doit se concevoir et se réaliser l’unité du genre humain. L’art de la différence induit ainsi l’affirmation revendiquée de l’égalité dans la diversité.
JULIA HOUNTOU
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1 ménade - na mitologia grega, ninfa que participava das festas de Baco
2 métèque - em Atenas, estrangeiro que não tinha o direito de cidadania
3 Bororo - grupo indígena de Mato Grosso
4 Bushman - grupos indígenas da África Meridional
Au troisième paragraphe, l’auteur affirme que la notion de différence est variable historiquement.
Pour soutenir cette thèse, il a recours à deux stratégies argumentatives centrales, qui peuvent être identifiées dans l’alternative suivante:
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La théorie du commerce international et la théorie de la localisation, mais aussi lexpérience, nous enseignent que la restauration de sa compétitivité suppose que davantage d'entreprises s'engagent plus intensément dans la R&D et dans l'internationalisation de leurs activités en exportant plus et en investissant et en externalisant davantage à l'extérieur. Le succès de cette stratégie reste toutefois étroitement subordonné à la capacité des pays développés à relancer de manière coordonnée leurs demandes internes respectives, gage de l'obtention de gains mutuels et équitables.
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La théorie du commerce international et la théorie de la localisation, mais aussi lexpérience, nous enseignent que la restauration de sa compétitivité suppose que davantage d'entreprises s'engagent plus intensément dans la R&D et dans l'internationalisation de leurs activités en exportant plus et en investissant et en externalisant davantage à l'extérieur. Le succès de cette stratégie reste toutefois étroitement subordonné à la capacité des pays développés à relancer de manière coordonnée leurs demandes internes respectives, gage de l'obtention de gains mutuels et équitables.
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Matisse : son art et ses textiles
Un aspect de l’oeuvre du peintre Henri Matisse qui n’est pas très connu : l’inspiration qu’il tirait des tissus décoratifs et vestimentaires. Sa collection de tissus se compose de nombreux tissus décoratifs mais aussi de nombreux vêtements et costumes. Les goûts du peintre sont très éclectiques tant par leur provenance que par leur design. C’est surtout la dynamique et la couleur de ces matières qui l’interpelle et stimule sa créativité.
En 1906, il va en Algérie d’où il revient bouleversé par l’intensité des couleurs et le raffinement des textiles qu’il y découvre. Son enthousiasme marque le départ de toute une série de toiles qui présentent des femmes ou des odalisques habillées avec de magnifiques vêtements provenant principalement du Maroc et de Turquie.
Si Matisse est sensible aux vêtements d’origine ethnique, il reste également fidèle à la Haute Couture. Il achète ainsi des pièces de collection des grands créateurs parisiens en 1938.
L’artiste sera enfin créateur de sa propre collection de vêtements sacerdotaux commandée et portée par les prêtres qui célèbrent les messes dans la Chapelle de Vence.
Internet: <www.expatclic.com> (texte adapté).
D’après le texte ci-dessus, juge le item.
Matisse découvre des textiles intensément colorés et raffinés pendant son voyage en Algérie.
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Matisse : son art et ses textiles
Un aspect de l’oeuvre du peintre Henri Matisse qui n’est pas très connu : l’inspiration qu’il tirait des tissus décoratifs et vestimentaires. Sa collection de tissus se compose de nombreux tissus décoratifs mais aussi de nombreux vêtements et costumes. Les goûts du peintre sont très éclectiques tant par leur provenance que par leur design. C’est surtout la dynamique et la couleur de ces matières qui l’interpelle et stimule sa créativité.
En 1906, il va en Algérie d’où il revient bouleversé par l’intensité des couleurs et le raffinement des textiles qu’il y découvre. Son enthousiasme marque le départ de toute une série de toiles qui présentent des femmes ou des odalisques habillées avec de magnifiques vêtements provenant principalement du Maroc et de Turquie.
Si Matisse est sensible aux vêtements d’origine ethnique, il reste également fidèle à la Haute Couture. Il achète ainsi des pièces de collection des grands créateurs parisiens en 1938.
L’artiste sera enfin créateur de sa propre collection de vêtements sacerdotaux commandée et portée par les prêtres qui célèbrent les messes dans la Chapelle de Vence.
Internet: <www.expatclic.com> (texte adapté).
D’après le texte ci-dessus, juge le item.
La préférence de Matisse pour les tissus se limitait à leurs origines.
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