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John B. Gurdon, Nobel de médecine
Le Britannique John B. Gurdon, co-lauréat avec le Japonais Shinya Yamanaka du Nobel de médecine pour des découvertes “révolutionnaires” sur les cellules souches, est arrivé à la biologie presque par hasard. Le généticien de 79 ans, né en 1933 dans un petit village du sud de l’Angleterre, est fasciné depuis toujours par les sciences naturelles. A l’école, déjà, il élevait des centaines de chenilles pour faire naître des papillons. Son père envisageait pour lui une carrière dans l’armée ou la finance, mais “grâce au ciel” il a été jugé inapte au service par le médecin de famille. La suite du parcours de ce chercheur d’exception, fait chevalier par la reine, ressemble à une succession d’“accidents” heureux.
Internet : <www.lemonde.fr> (adapté).
À partir du texte, on peut affirmer que
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Fondation Luc Montagnier
La Fondation Luc Montagnier, à but non lucratif, a été créée en décembre 2008 par le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel en Médecine et Physiologie 2008. Son siège est à Genève en Suisse.
Son but est de promouvoir et de financer les recherches menées par le Professeur Luc Montagnier sur diverses pathologies qui handicapent le vieillissement, font exploser les dépenses d’assurance sociale et atteignent des individus de plus en plus jeunes : il s’agit des cancers, du diabète, des maladies cardiovasculaires, des maladies des articulations et des maladies neurodégénératives.
Ces recherches portent sur les facteurs infectieux et nutritionnels impliqués dans ces maladies, ainsi que celles concernant des maladies infectieuses épidémiques comme le SIDA.
Il existe un partenariat entre la Fondation Luc Montagnier et la Fondation Genevoise pour la Formation et la Recherche Médicales dans le cadre de la formation et de la 19 dissémination de l’information scientifique.
Internet : <montagnier.org> (adapté).
Dans “Ces recherches portent sur les facteurs infectieux et nutritionnels impliqués dans ces maladies” (R.12-13), l’expression “portent sur” équivaut à
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Fondation Luc Montagnier
La Fondation Luc Montagnier, à but non lucratif, a été créée en décembre 2008 par le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel en Médecine et Physiologie 2008. Son siège est à Genève en Suisse.
Son but est de promouvoir et de financer les recherches menées par le Professeur Luc Montagnier sur diverses pathologies qui handicapent le vieillissement, font exploser les dépenses d’assurance sociale et atteignent des individus de plus en plus jeunes : il s’agit des cancers, du diabète, des maladies cardiovasculaires, des maladies des articulations et des maladies neurodégénératives.
Ces recherches portent sur les facteurs infectieux et nutritionnels impliqués dans ces maladies, ainsi que celles concernant des maladies infectieuses épidémiques comme le SIDA.
Il existe un partenariat entre la Fondation Luc Montagnier et la Fondation Genevoise pour la Formation et la Recherche Médicales dans le cadre de la formation et de la 19 dissémination de l’information scientifique.
Internet : <montagnier.org> (adapté).
Selon le texte,
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Le SAMU brésilien
Au Brésil, le SAMU (Service d’Aide Médicale d’Urgence) a été créé en 2003 avec le but de réduire au minimum la morbimortalité, et d’améliorer la qualité des consultations à l’aide de la régulation médicale.
Le SAMU brésilien dérive de la fusion de deux modèles:
– le modèle américain, qui donne la priorité à la rapidité du service, “les heures d’or”, où l’accent est mis sur le fait d’enlever les victimes le plus rapidement possible ;
– le modèle franco-allemand, dont le but est de stabiliser les victimes, puis de les conduire ensuite au service des urgences.
Internet : <www.prevor.com/FR> (adapté).
Selon le texte,
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La médecine en ligne ne serait pas moins coûteuse
La technologie fait avancer presque toutes les sphères de la société, et la médecine en est un excellent exemple. Mais, au-delà des percées en matière de traitements, on retrouve aussi des possibilités intéressantes comme celles de placer les dossiers des patients en ligne pour consultation.
C’est d’ailleurs une solution qui avait été envisagée par le gouvernement du Québec.
Cependant, une nouvelle étude rapportée par www.nlm.nih.gov prétend que la médecine en ligne ne serait pas moins coûteuse pour les contribuables.
Cela s’explique par le fait que les gens qui ont accès à ce type de service consulteraient leur médecin plus souvent qu’avant. Il semblait pourtant logique de penser que l’accès via Internet (par courriel, consultation en ligne etc.) des patients ferait baisser le nombre de visites réelles chez le médecin. Or, c’est tout le contraire.
Internet : <fr.canoe.ca> (adapté).
Dans la ligne 11 du texte, le mot “Or” exprime
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La médecine en ligne ne serait pas moins coûteuse
La technologie fait avancer presque toutes les sphères de la société, et la médecine en est un excellent exemple. Mais, au-delà des percées en matière de traitements, on retrouve aussi des possibilités intéressantes comme celles de placer les dossiers des patients en ligne pour consultation.
C’est d’ailleurs une solution qui avait été envisagée par le gouvernement du Québec.
Cependant, une nouvelle étude rapportée par www.nlm.nih.gov prétend que la médecine en ligne ne serait pas moins coûteuse pour les contribuables.
Cela s’explique par le fait que les gens qui ont accès à ce type de service consulteraient leur médecin plus souvent qu’avant. Il semblait pourtant logique de penser que l’accès via Internet (par courriel, consultation en ligne etc.) des patients ferait baisser le nombre de visites réelles chez le médecin. Or, c’est tout le contraire.
Internet : <fr.canoe.ca> (adapté).
D’après le texte,
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TEXTE
La musique brésilienne dans la géopolitique des sons
La musique brésilienne évolue avec son temps. Une dizaine d'albums de musique brésilienne arrivent cet automne sur le marché européen, signe d'un regain d'intérêt occidental pour un pays qui n'a jamais cessé de se représenter en musique. Prolongeant un mouvement né il y a un peu plus de dix ans, où la tradition (samba, bossa nova, musiques nordestines...) prenait un sérieux coup d'électronique sans perdre ses structures, une nouvelle tendance ouvre la Música Popular Brasileira sur le monde.
À la fin des années 1950, la bossa nova avait servi de bande-son à l'intrusion de la modernité au Brésil, alors que se planifiait la construction de la futuriste Brasília. Dix ans plus tard, en pleine dictature militaire, les "tropicalistes" bahianais semaient le désordre rock et la parole sociale dans la douceur amoureuse des grands aînés João Gilberto, Tom Jobim et Vinicius de Moraes. Ils étaient cernés par le rock ado de la Jovem Guarda - les yéyés, menés par le multimillionnaire du disque Roberto Carlos.
En comparaison, les perturbateurs des années 2010 font montre d'une sagesse mature. Trublions bien nés, enfants des années prospères, parfois fils à papa, ils sont loin de la remise en cause radicale de la société et de la musique brésilienne opérée par les "tropicalistes" au coeur d'une dictature militaire qui, en 1968, supprimait toute liberté publique alors que paraissait Tropicalia ou Panis et Circensis, album fondateur du mouvement contestataire, où l'on trouve Gilberto Gil, Caetano Veloso, Os Mutantes et l'arrangeur Rogerio Duprat.
Complice en 2003 de Carlinhos Brown et d'Arnaldo Antunes pour l'expérience Tribalistas, un tube par titre, succès planétaire, Marisa Monte, 45 ans, est au centre de nombreuses ramifications novatrices. Elle est un symbole des liens de famille, naturelle ou recomposée, qui structurent la musique populaire brésilienne.
En 2000, Lucas Santtana publie Eletro Ben Dodô. C'est une réussite. Le sociologue et critique Hermano Vianna écrit alors que le disque permet de "repositionner la musique pop de Salvador dans la ronde océanique de l'Atlantique Noir, à laquelle tous les nouveaux batuques (rythmes) digitaux sont connectés".
Douze ans plus tard, O Deus que devasta mas também cura rassure les goûts de notre rive de l'Atlantique, en se promenant entre orchestre de frevo, samba, échantillonnage et rythmiques bahianaises. Il y a des beautés, mais aussi un côté robinet d'eau tiède conforme aux goûts londoniens en matière de musiques brésiliennes. L'ensemble est référencé - on y trouve par exemple une interprétation de Musico, composé par Tom Zé et Os Paralamas do Sucesso, groupe de rock qui tint le haut des classements dans les années 1980.
Tenter d'établir de nouveaux schémas pour la MPB ne signifie pas qu'on s'affranchisse des anciens. Au contraire. Deux exemples le prouvent. Le 14 novembre, à Las Vegas, les Latin Grammy Awards rendront hommage à Caetano Veloso, intronisé "homme de l'année", pour ses quarante-cinq ans de carrière. A soixante-dix ans révolus, ce play-boy intellectuel vient de clore une tournée accomplie avec une jeunesse de 26 ans, Maria Gadu, très classiquement bossa.
Chico Buarque, icône nationale, 68 ans, a publié en 2011 un Chico magnifique, qui n'est pas son meilleur, mais est impeccablement écrit et chanté. Il est sorti chez Biscoito Fino, label indépendant aux goûts artistiques certains, qui a eu la chance de récupérer des noms importants de la musique brésilienne, tels que Gilberto Gil, Simone, Maria Bethânia, que le système des multinationales ne rendait plus heureux.
Dans la version scénique, Na Carreira, qui vient de paraître, figure le Rap de Cálice, hommage porté "au jeune artiste" Criolo, rappeur qui s'est emparé de la chanson Cálice, composée en 1973 par Gilberto Gil et Chico Buarque - champion du double sens face à la censure, ce dernier s'était amusé à transformer Cálice en "Cale-se", "taisez-vous", chanté hargneusement par ses choristes. Criolo, 36 ans, est sans doute le plus intéressant de cette nouvelle vague brésilienne. Fils de Nordestins du Ceará venus travailler dans la métropole du sud, Criolo a grandi dans le quartier populaire de Grajaú à São Paulo. Pendant vingt ans, sous le nom de Criolo Doido (le créole fou), il fit du rap tout en étant éducateur. Puis, d'une voix à peine assurée, mais doué pour la scène, il est venu à la chanson, diffusant sur l'Internet un drôle mélange de bossa, de samba, de funk, d'afro beat nigérian, très éclectique, sur des textes détachés et philosophiques. A force de clips inventifs, le grand gaillard fut invité à chanter avec Caetano Veloso l'une de ses chansons, Não existe amor em SP, lors du trophée MTV Brasil. Et fut ainsi consacré.
Extrait et adapté de Le Monde.fr, du 18/10/2012.
Dire que Caetano Veloso « ...vient de clore une tournée accomplie avec une jeunesse de 26 ans... » signifie que le chanteur bahianais
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TEXTE
La musique brésilienne dans la géopolitique des sons
La musique brésilienne évolue avec son temps. Une dizaine d'albums de musique brésilienne arrivent cet automne sur le marché européen, signe d'un regain d'intérêt occidental pour un pays qui n'a jamais cessé de se représenter en musique. Prolongeant un mouvement né il y a un peu plus de dix ans, où la tradition (samba, bossa nova, musiques nordestines...) prenait un sérieux coup d'électronique sans perdre ses structures, une nouvelle tendance ouvre la Música Popular Brasileira sur le monde.
À la fin des années 1950, la bossa nova avait servi de bande-son à l'intrusion de la modernité au Brésil, alors que se planifiait la construction de la futuriste Brasília. Dix ans plus tard, en pleine dictature militaire, les "tropicalistes" bahianais semaient le désordre rock et la parole sociale dans la douceur amoureuse des grands aînés João Gilberto, Tom Jobim et Vinicius de Moraes. Ils étaient cernés par le rock ado de la Jovem Guarda - les yéyés, menés par le multimillionnaire du disque Roberto Carlos.
En comparaison, les perturbateurs des années 2010 font montre d'une sagesse mature. Trublions bien nés, enfants des années prospères, parfois fils à papa, ils sont loin de la remise en cause radicale de la société et de la musique brésilienne opérée par les "tropicalistes" au coeur d'une dictature militaire qui, en 1968, supprimait toute liberté publique alors que paraissait Tropicalia ou Panis et Circensis, album fondateur du mouvement contestataire, où l'on trouve Gilberto Gil, Caetano Veloso, Os Mutantes et l'arrangeur Rogerio Duprat.
Complice en 2003 de Carlinhos Brown et d'Arnaldo Antunes pour l'expérience Tribalistas, un tube par titre, succès planétaire, Marisa Monte, 45 ans, est au centre de nombreuses ramifications novatrices. Elle est un symbole des liens de famille, naturelle ou recomposée, qui structurent la musique populaire brésilienne.
En 2000, Lucas Santtana publie Eletro Ben Dodô. C'est une réussite. Le sociologue et critique Hermano Vianna écrit alors que le disque permet de "repositionner la musique pop de Salvador dans la ronde océanique de l'Atlantique Noir, à laquelle tous les nouveaux batuques (rythmes) digitaux sont connectés".
Douze ans plus tard, O Deus que devasta mas também cura rassure les goûts de notre rive de l'Atlantique, en se promenant entre orchestre de frevo, samba, échantillonnage et rythmiques bahianaises. Il y a des beautés, mais aussi un côté robinet d'eau tiède conforme aux goûts londoniens en matière de musiques brésiliennes. L'ensemble est référencé - on y trouve par exemple une interprétation de Musico, composé par Tom Zé et Os Paralamas do Sucesso, groupe de rock qui tint le haut des classements dans les années 1980.
Tenter d'établir de nouveaux schémas pour la MPB ne signifie pas qu'on s'affranchisse des anciens. Au contraire. Deux exemples le prouvent. Le 14 novembre, à Las Vegas, les Latin Grammy Awards rendront hommage à Caetano Veloso, intronisé "homme de l'année", pour ses quarante-cinq ans de carrière. A soixante-dix ans révolus, ce play-boy intellectuel vient de clore une tournée accomplie avec une jeunesse de 26 ans, Maria Gadu, très classiquement bossa.
Chico Buarque, icône nationale, 68 ans, a publié en 2011 un Chico magnifique, qui n'est pas son meilleur, mais est impeccablement écrit et chanté. Il est sorti chez Biscoito Fino, label indépendant aux goûts artistiques certains, qui a eu la chance de récupérer des noms importants de la musique brésilienne, tels que Gilberto Gil, Simone, Maria Bethânia, que le système des multinationales ne rendait plus heureux.
Dans la version scénique, Na Carreira, qui vient de paraître, figure le Rap de Cálice, hommage porté "au jeune artiste" Criolo, rappeur qui s'est emparé de la chanson Cálice, composée en 1973 par Gilberto Gil et Chico Buarque - champion du double sens face à la censure, ce dernier s'était amusé à transformer Cálice en "Cale-se", "taisez-vous", chanté hargneusement par ses choristes. Criolo, 36 ans, est sans doute le plus intéressant de cette nouvelle vague brésilienne. Fils de Nordestins du Ceará venus travailler dans la métropole du sud, Criolo a grandi dans le quartier populaire de Grajaú à São Paulo. Pendant vingt ans, sous le nom de Criolo Doido (le créole fou), il fit du rap tout en étant éducateur. Puis, d'une voix à peine assurée, mais doué pour la scène, il est venu à la chanson, diffusant sur l'Internet un drôle mélange de bossa, de samba, de funk, d'afro beat nigérian, très éclectique, sur des textes détachés et philosophiques. A force de clips inventifs, le grand gaillard fut invité à chanter avec Caetano Veloso l'une de ses chansons, Não existe amor em SP, lors du trophée MTV Brasil. Et fut ainsi consacré.
Extrait et adapté de Le Monde.fr, du 18/10/2012.
Les référents auxquels se rapportent les pronoms anaphoriques « où », « à laquelle », « y », « que » sont respectivement
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La musique brésilienne dans la géopolitique des sons
La musique brésilienne évolue avec son temps. Une dizaine d'albums de musique brésilienne arrivent cet automne sur le marché européen, signe d'un regain d'intérêt occidental pour un pays qui n'a jamais cessé de se représenter en musique. Prolongeant un mouvement né il y a un peu plus de dix ans, où la tradition (samba, bossa nova, musiques nordestines...) prenait un sérieux coup d'électronique sans perdre ses structures, une nouvelle tendance ouvre la Música Popular Brasileira sur le monde.
À la fin des années 1950, la bossa nova avait servi de bande-son à l'intrusion de la modernité au Brésil, alors que se planifiait la construction de la futuriste Brasília. Dix ans plus tard, en pleine dictature militaire, les "tropicalistes" bahianais semaient le désordre rock et la parole sociale dans la douceur amoureuse des grands aînés João Gilberto, Tom Jobim et Vinicius de Moraes. Ils étaient cernés par le rock ado de la Jovem Guarda - les yéyés, menés par le multimillionnaire du disque Roberto Carlos.
En comparaison, les perturbateurs des années 2010 font montre d'une sagesse mature. Trublions bien nés, enfants des années prospères, parfois fils à papa, ils sont loin de la remise en cause radicale de la société et de la musique brésilienne opérée par les "tropicalistes" au coeur d'une dictature militaire qui, en 1968, supprimait toute liberté publique alors que paraissait Tropicalia ou Panis et Circensis, album fondateur du mouvement contestataire, où l'on trouve Gilberto Gil, Caetano Veloso, Os Mutantes et l'arrangeur Rogerio Duprat.
Complice en 2003 de Carlinhos Brown et d'Arnaldo Antunes pour l'expérience Tribalistas, un tube par titre, succès planétaire, Marisa Monte, 45 ans, est au centre de nombreuses ramifications novatrices. Elle est un symbole des liens de famille, naturelle ou recomposée, qui structurent la musique populaire brésilienne.
En 2000, Lucas Santtana publie Eletro Ben Dodô. C'est une réussite. Le sociologue et critique Hermano Vianna écrit alors que le disque permet de "repositionner la musique pop de Salvador dans la ronde océanique de l'Atlantique Noir, à laquelle tous les nouveaux batuques (rythmes) digitaux sont connectés".
Douze ans plus tard, O Deus que devasta mas também cura rassure les goûts de notre rive de l'Atlantique, en se promenant entre orchestre de frevo, samba, échantillonnage et rythmiques bahianaises. Il y a des beautés, mais aussi un côté robinet d'eau tiède conforme aux goûts londoniens en matière de musiques brésiliennes. L'ensemble est référencé - on y trouve par exemple une interprétation de Musico, composé par Tom Zé et Os Paralamas do Sucesso, groupe de rock qui tint le haut des classements dans les années 1980.
Tenter d'établir de nouveaux schémas pour la MPB ne signifie pas qu'on s'affranchisse des anciens. Au contraire. Deux exemples le prouvent. Le 14 novembre, à Las Vegas, les Latin Grammy Awards rendront hommage à Caetano Veloso, intronisé "homme de l'année", pour ses quarante-cinq ans de carrière. A soixante-dix ans révolus, ce play-boy intellectuel vient de clore une tournée accomplie avec une jeunesse de 26 ans, Maria Gadu, très classiquement bossa.
Chico Buarque, icône nationale, 68 ans, a publié en 2011 un Chico magnifique, qui n'est pas son meilleur, mais est impeccablement écrit et chanté. Il est sorti chez Biscoito Fino, label indépendant aux goûts artistiques certains, qui a eu la chance de récupérer des noms importants de la musique brésilienne, tels que Gilberto Gil, Simone, Maria Bethânia, que le système des multinationales ne rendait plus heureux.
Dans la version scénique, Na Carreira, qui vient de paraître, figure le Rap de Cálice, hommage porté "au jeune artiste" Criolo, rappeur qui s'est emparé de la chanson Cálice, composée en 1973 par Gilberto Gil et Chico Buarque - champion du double sens face à la censure, ce dernier s'était amusé à transformer Cálice en "Cale-se", "taisez-vous", chanté hargneusement par ses choristes. Criolo, 36 ans, est sans doute le plus intéressant de cette nouvelle vague brésilienne. Fils de Nordestins du Ceará venus travailler dans la métropole du sud, Criolo a grandi dans le quartier populaire de Grajaú à São Paulo. Pendant vingt ans, sous le nom de Criolo Doido (le créole fou), il fit du rap tout en étant éducateur. Puis, d'une voix à peine assurée, mais doué pour la scène, il est venu à la chanson, diffusant sur l'Internet un drôle mélange de bossa, de samba, de funk, d'afro beat nigérian, très éclectique, sur des textes détachés et philosophiques. A force de clips inventifs, le grand gaillard fut invité à chanter avec Caetano Veloso l'une de ses chansons, Não existe amor em SP, lors du trophée MTV Brasil. Et fut ainsi consacré.
Extrait et adapté de Le Monde.fr, du 18/10/2012.
Le groupe nominal qui, dans le texte, a le même rôle syntaxique de « un symbole des liens de famille » est
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La musique brésilienne dans la géopolitique des sons
La musique brésilienne évolue avec son temps. Une dizaine d'albums de musique brésilienne arrivent cet automne sur le marché européen, signe d'un regain d'intérêt occidental pour un pays qui n'a jamais cessé de se représenter en musique. Prolongeant un mouvement né il y a un peu plus de dix ans, où la tradition (samba, bossa nova, musiques nordestines...) prenait un sérieux coup d'électronique sans perdre ses structures, une nouvelle tendance ouvre la Música Popular Brasileira sur le monde.
À la fin des années 1950, la bossa nova avait servi de bande-son à l'intrusion de la modernité au Brésil, alors que se planifiait la construction de la futuriste Brasília. Dix ans plus tard, en pleine dictature militaire, les "tropicalistes" bahianais semaient le désordre rock et la parole sociale dans la douceur amoureuse des grands aînés João Gilberto, Tom Jobim et Vinicius de Moraes. Ils étaient cernés par le rock ado de la Jovem Guarda - les yéyés, menés par le multimillionnaire du disque Roberto Carlos.
En comparaison, les perturbateurs des années 2010 font montre d'une sagesse mature. Trublions bien nés, enfants des années prospères, parfois fils à papa, ils sont loin de la remise en cause radicale de la société et de la musique brésilienne opérée par les "tropicalistes" au coeur d'une dictature militaire qui, en 1968, supprimait toute liberté publique alors que paraissait Tropicalia ou Panis et Circensis, album fondateur du mouvement contestataire, où l'on trouve Gilberto Gil, Caetano Veloso, Os Mutantes et l'arrangeur Rogerio Duprat.
Complice en 2003 de Carlinhos Brown et d'Arnaldo Antunes pour l'expérience Tribalistas, un tube par titre, succès planétaire, Marisa Monte, 45 ans, est au centre de nombreuses ramifications novatrices. Elle est un symbole des liens de famille, naturelle ou recomposée, qui structurent la musique populaire brésilienne.
En 2000, Lucas Santtana publie Eletro Ben Dodô. C'est une réussite. Le sociologue et critique Hermano Vianna écrit alors que le disque permet de "repositionner la musique pop de Salvador dans la ronde océanique de l'Atlantique Noir, à laquelle tous les nouveaux batuques (rythmes) digitaux sont connectés".
Douze ans plus tard, O Deus que devasta mas também cura rassure les goûts de notre rive de l'Atlantique, en se promenant entre orchestre de frevo, samba, échantillonnage et rythmiques bahianaises. Il y a des beautés, mais aussi un côté robinet d'eau tiède conforme aux goûts londoniens en matière de musiques brésiliennes. L'ensemble est référencé - on y trouve par exemple une interprétation de Musico, composé par Tom Zé et Os Paralamas do Sucesso, groupe de rock qui tint le haut des classements dans les années 1980.
Tenter d'établir de nouveaux schémas pour la MPB ne signifie pas qu'on s'affranchisse des anciens. Au contraire. Deux exemples le prouvent. Le 14 novembre, à Las Vegas, les Latin Grammy Awards rendront hommage à Caetano Veloso, intronisé "homme de l'année", pour ses quarante-cinq ans de carrière. A soixante-dix ans révolus, ce play-boy intellectuel vient de clore une tournée accomplie avec une jeunesse de 26 ans, Maria Gadu, très classiquement bossa.
Chico Buarque, icône nationale, 68 ans, a publié en 2011 un Chico magnifique, qui n'est pas son meilleur, mais est impeccablement écrit et chanté. Il est sorti chez Biscoito Fino, label indépendant aux goûts artistiques certains, qui a eu la chance de récupérer des noms importants de la musique brésilienne, tels que Gilberto Gil, Simone, Maria Bethânia, que le système des multinationales ne rendait plus heureux.
Dans la version scénique, Na Carreira, qui vient de paraître, figure le Rap de Cálice, hommage porté "au jeune artiste" Criolo, rappeur qui s'est emparé de la chanson Cálice, composée en 1973 par Gilberto Gil et Chico Buarque - champion du double sens face à la censure, ce dernier s'était amusé à transformer Cálice en "Cale-se", "taisez-vous", chanté hargneusement par ses choristes. Criolo, 36 ans, est sans doute le plus intéressant de cette nouvelle vague brésilienne. Fils de Nordestins du Ceará venus travailler dans la métropole du sud, Criolo a grandi dans le quartier populaire de Grajaú à São Paulo. Pendant vingt ans, sous le nom de Criolo Doido (le créole fou), il fit du rap tout en étant éducateur. Puis, d'une voix à peine assurée, mais doué pour la scène, il est venu à la chanson, diffusant sur l'Internet un drôle mélange de bossa, de samba, de funk, d'afro beat nigérian, très éclectique, sur des textes détachés et philosophiques. A force de clips inventifs, le grand gaillard fut invité à chanter avec Caetano Veloso l'une de ses chansons, Não existe amor em SP, lors du trophée MTV Brasil. Et fut ainsi consacré.
Extrait et adapté de Le Monde.fr, du 18/10/2012.
La même relation de subordination établie dans la phrase « À la fin des années 1950, la bossa nova avait servi de bande-son à l’intrusion de la modernité au Brésil, alors que se planifiait la construction de la futuriste Brasília. » se trouve dans
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