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2462155 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: ESCS
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Universités et écoles de formations au Sénégal

L’éducation au Sénégal reste une priorité pour les autorités étatiques. Avec le développement du secteur, le nombre d’écoles de formations d’études supérieures et autres universités privées n’a cessé d’augmenter, surtout durant cette dernière décennie.

La demande est forte, grâce à la réputation de qualité de l’enseignement au Sénégal, mais aussi à des nouvelles filières et spécialisations, surtout en médecine. Pour les étudiants et les professionnels soucieux d’approfondir leurs connaissances médicales et paramédicales, les possibilités de choix d’études sont aujourd’hui multiples et variées, tant à Dakar qu’à l’intérieur du pays.

Internet: <www.au-senegal.com> (texte adapté).

Selon le texte, on peut conclure que

 

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2462151 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: ESCS
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Rio de Janeiro capitale mondiale de la lutte contre la tuberculose

par Annie Gasnier

Rio de Janeiro est le siège mondial de la lutte contre cette maladie contagieuse qui fait un mort toutes les vingt secondes dans le monde. Le Forum « Halte à la tuberculose » est organisé en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui cite en exemple les efforts du Brésil dans ce domaine ; ce congrès réunit 1300 participants de 110 pays et prévoit d’investir 56 milliards de dollars dans des programmes de recherches, des vaccins et des campagnes de prévention et de contrôle de la tuberculose au cours des dix prochaines années dans l’espoir de sauver 14 millions de personnes de par le monde.

Le traitement est long, mais au bout de deux semaines, un tuberculeux n’est plus contagieux et guéri au bout de six mois. Problème : de nombreux malades, surtout dans les milieux défavorisés, abandonnent les prescriptions aux premiers signes d’amélioration, créant une « ultra-résistance » aux médicaments.

Qualifié de « maladie de la pauvreté », la tuberculose continue à faire des victimes sur la planète. Neuf millions de personnes sont affectées chaque année par le bacille de Koch, identifié il y a plus d’un siècle.

Internet: <www.rfi.fr> (texte adapté).

Au second paragraphe du texte, le mot “mais” introduit

 

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2462148 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: ESCS
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Rio de Janeiro capitale mondiale de la lutte contre la tuberculose

par Annie Gasnier

Rio de Janeiro est le siège mondial de la lutte contre cette maladie contagieuse qui fait un mort toutes les vingt secondes dans le monde. Le Forum « Halte à la tuberculose » est organisé en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui cite en exemple les efforts du Brésil dans ce domaine ; ce congrès réunit 1300 participants de 110 pays et prévoit d’investir 56 milliards de dollars dans des programmes de recherches, des vaccins et des campagnes de prévention et de contrôle de la tuberculose au cours des dix prochaines années dans l’espoir de sauver 14 millions de personnes de par le monde.

Le traitement est long, mais au bout de deux semaines, un tuberculeux n’est plus contagieux et guéri au bout de six mois. Problème : de nombreux malades, surtout dans les milieux défavorisés, abandonnent les prescriptions aux premiers signes d’amélioration, créant une « ultra-résistance » aux médicaments.

Qualifié de « maladie de la pauvreté », la tuberculose continue à faire des victimes sur la planète. Neuf millions de personnes sont affectées chaque année par le bacille de Koch, identifié il y a plus d’un siècle.

Internet: <www.rfi.fr> (texte adapté).

Dans le texte, les mots ou les expressions possédant le même sens sont

 

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2462144 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: ESCS
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Rio de Janeiro capitale mondiale de la lutte contre la tuberculose

par Annie Gasnier

Rio de Janeiro est le siège mondial de la lutte contre cette maladie contagieuse qui fait un mort toutes les vingt secondes dans le monde. Le Forum « Halte à la tuberculose » est organisé en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui cite en exemple les efforts du Brésil dans ce domaine ; ce congrès réunit 1300 participants de 110 pays et prévoit d’investir 56 milliards de dollars dans des programmes de recherches, des vaccins et des campagnes de prévention et de contrôle de la tuberculose au cours des dix prochaines années dans l’espoir de sauver 14 millions de personnes de par le monde.

Le traitement est long, mais au bout de deux semaines, un tuberculeux n’est plus contagieux et guéri au bout de six mois. Problème : de nombreux malades, surtout dans les milieux défavorisés, abandonnent les prescriptions aux premiers signes d’amélioration, créant une « ultra-résistance » aux médicaments.

Qualifié de « maladie de la pauvreté », la tuberculose continue à faire des victimes sur la planète. Neuf millions de personnes sont affectées chaque année par le bacille de Koch, identifié il y a plus d’un siècle.

Internet: <www.rfi.fr> (texte adapté).

D’après le texte, on conclut que

 

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2461040 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

L’idée finale du texte se construit à l’aide des verbes à l’infinitif, du pronom personnel “soimême”, progresse avec le pronom personnel “nous” pour s’achever avec le déterminant “ma” et le pronom personnel “me” dans une réflexion qui va

 

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2461039 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Dans cette même phrase la proposition qui se répète “être libre”, avec le verbe à l’infinitif, a un caractère de

 

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2461038 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

“Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre.” À propos de cette phrase, on peut dire que la liberté est

 

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2461037 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Dans son étymologie, cette même expression peut se définir comme la position

 

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2461036 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Dans l’avant-dernier paragraphe l’expression "vis-à-vis" est plusieurs fois employé ayant le même sens de

 

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2461035 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Être échantillon de l’humanité signifie

 

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