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Foram encontradas 3.184 questões.

670825 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
Histoire de la traduction
La constitution d’une histoire de la traduction est la première tâche d’une théorie moderne de la traduction. À toute modernité appartient, non un regard passéiste, mais un mouvement de rétrospection qui est une saisie de soi. Ainsi le poètecritique-traducteur Pound méditait-il simultanément sur l’histoire de la poésie, de la critique et de la traduction. Ainsi les grandes re-traductions de notre siècle (Dante, la Bible, Shakespeare, les Grecs, etc.) sont-elles nécessairement accompagnées d’une réflexion sur les traductions antérieures. Cette réflexion doit être étendue et approfondie. Nous ne pouvons pas nous satisfaire des périodisations incertaines que Georges Steiner a échafaudées dans Après Babel à propos de l’histoire occidentale de la traduction. Il est impossible de séparer cette histoire de celle des langues, des cultures et des littératures – voire de celle des religions et des nations. Encore ne s’agit-il pas de tout mélanger, mais de montrer comment, à chaque époque, ou dans chaque espace historique donné, la pratique de la traduction s’articule à celle de la littérature, des langues, des divers échanges interculturels et interlinguistiques.
Prenons um exemple: Léonard Forster a montré qu’à la fin du Moyen âge et à la Renaissance, les poètes européens étaient souvent plurilingues.(1) Ils écrivaient en plusieurs langues, et pour un public qui était lui-même polyglotte. Non moins fréquemment, ils s’auto-traduisaient. […] Il paraît clair, à lire Forster, que les poètes de cette époque évoluaient – qu’il s’agisse des sphères cultivées ou des sphères populaires – dans un milieu infiniment plus polylingue que le nôtre (qui l’est aussi, mais différemment). Il y avait les langues doctes, les langues “reines”, comme dit Cervantes, le latin, le grec et l’hébreu; il y avait les différentes langues nationales lettrées, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, et la masse des langues régionales, des dialectes etc. L’homme qui se promenait dans les rues de Paris ou d’Anvers devait entendre plus de langues qu’on en entend aujourd’hui à New York: sa langue n’était qu’une langue parmi des langues, ce qui relativisait le sens de la langue maternelle. [...]
Faire l’histoire de la traduction, c’est redécouvrir patiemment ce réseau culturel infiniment complexe et déroutant dans lequel, à chaque époque, ou dans des espaces différents, elle se trouve prise. Et faire du savoir historique ainsi obtenu une ouverture de notre présent.
BERMAN, Antoine. L’épreuve de l’étranger. Paris: Gallimard, 1984. P. 12-14.
Note (1): Forster, Léonard. The Poets Tongues. Multilingualism in Literature, Cambridge Unversity Press, 1970.
Lisez le fragment suivant retiré du premier paragraphe du texte: “... voire de celle des religions et des nations”.
En relisant le premier paragraphe, on vérifie que l’antécédent du démonstratif souligné c’est:
 

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670583 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
RHINOCÉROS – une nouvelle d’Eugène Ionesco
Nous discutions tranquillement de choses et d’autres, à la terrasse du café, mon ami Jean et moi, lorsque nous aperçûmes, sur le trottoir d’en face, énorme, puissant, soufflant bruyamment, fonçant droit devant lui, frôlant les étalages, un rhinocéros. À son passage, les promeneurs s’écartèrent vivement pour lui laisser le chemin libre. Une ménagère poussa un cri d’effroi, son panier lui échappa des mains, le vin d’une bouteille brisée se répandit sur le pavé, quelques promeneurs, dont un vieillard, entrèrent précipitamment dans les boutiques. Cela ne dura pas le temps d’un éclair. Les promeneurs sortirent de leurs refuges, des groupes se formèrent qui suivirent du regard le rhinocéros déjà loin, commentèrent l’événement, puis se dispersèrent.
Mes réactions sont assez lentes. J’enregistrai distraitement l’image du fauve en courant, sans y prêter une importance exagérée. Ce matin-là, en outre, je me sentais fatigué, la bouche amère, à la suite des libations de la veille : nous avions fêté l’anniversaire d’un camarade. Jean n’avait pas été de la partie ; aussi, le premier moment de saisissement passé :
- Un rhinocéros en liberté dans la ville ! s’exclamat-il, cela ne vous surprend pas ? On ne devrait pas le permettre.
- En effet, dis-je, je n’y avais pas pensé. C’est dangereux.
- Nous devrions protester auprès des autorités municipales.
- Peut-être s’est-il échappé du Jardin zoologique, fis-je.
- Vous rêvez ! me répondit-il. Il n’y a plus de Jardin zoologique dans notre ville depuis que les animaux ont été décimés par la peste au XVIIe siècle. - Peut-être vient-il du cirque ?
- Quel cirque ? La mairie a interdit aux nomades de séjourner sur le territoire de la commune. Il n’en passe plus depuis notre enfance.
- Peut-être est-il resté depuis lors caché dans
les bois marécageux des alentours, répondis-je en bâillant.
- Vous êtes tout à fait dans les brumes épaisses de l’alcool...
- Elles montent de l’estomac...
- Oui. Et elles vous enveloppent le cerveau. Où voyez-vous des bois marécageux dans les alentours? Notre province est surnommée la Petite Castille, tellement elle est désertique. [...]
Nous nous séparâmes. C’était dimanche. J’allai me coucher, je dormis toute la journée : encore un dimanche de raté. Le lundi matin j’allai au bureau, me promettant solennellement de ne plus jamais m’enivrer pour ne pas gâcher les lendemains, les dimanches.
Eugène Ionesco. Rhinocéros. Paris : Bordas, 1970, p.65-66. 54.
Observe o último parágrafo do texto:
« Nous nous séparâmes. C’était dimanche. J’allai me coucher, je dormis toute la journée : encore un dimanche de raté. Le lundi matin j’allai au bureau, me promettant solennellement de ne plus jamais m’enivrer pour ne pas gâcher les lendemains, les dimanches. »
A partir da leitura deste parágrafo, em confronto com as demais referências temporais existentes ao longo do texto, conclui-se que a seguinte relação temporal NÃO corresponde à situação descrita no texto:
 

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668759 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFPR
Orgão: PM-PR
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COUPE DU MONDE: AU-DELA DU FOOT, QUEL BILAN POUR LE BRESIL ET LES BRESILIENS?
Un Mondial sans accroc majeur mais une défaite traumatisante, des frondes sociales mises en sommeil mais pas résolues...
propos recueillis par Vincent Daniel
Mis à jour le 13/07/2014 | 12:49, publié le 13/07/2014 | 12:40
Pour qualifier la défaite de la Seleçao, écrasée par l'Allemagne (7-1) en demi-finale du Mondial, la presse locale n'a pas lésiné: "massacre", "humiliation historique", "la plus grande honte de l'histoire"... Pour autant, le Brésil doit-il rougir de la Coupe du monde qu'il accueille jusqu'à dimanche 13 juillet? Ce final catastrophique pour les Brésiliens va-t-il raviver les tensions sociales survenues auparavant? Au-delà de la claque sportive, quel bilan pour les Brésiliens?
À la veille de la clôture de la compétition, Francetv info a interrogé Hervé Théry, géographe, spécialiste du Brésil, directeur de recherche au CNRS et professeur invité à l'université de Sao Paulo. Il est notamment l'auteur de Le Brésil, pays émergé
(Ed. Armand Colin, 2014).
Francetv info: Dans quel état d'esprit se trouvent les Brésiliens après leur violente élimination en demi-finale?
Hervé Théry: Les gens se réfèrent à la catastrophe, au déluge, au deuil, au massacre... C'est très exagéré, mais le Brésil est le pays de la démesure et celui du foot, donc c'est assez normal. On désigne cela par le "complexe du corniaud", un sentiment d'infériorité par rapport au reste du monde dans lequel se placent les Brésiliens eux-mêmes. Le tout dans l'excès. On passe ainsi de l'exaltation ("On est les meilleurs au monde, on va gagner sans difficultés") au sentiment violent ("On est nuls, on a toujours été nuls, c'est la pire défaite de l'histoire"). C'est l'orgueil qui se retourne, on passe de haut en bas. C'est un phénomène symptomatique des pays qui ont été dominés. Ils sont sortis de cette domination, mais il ne faut pas grand-chose pour qu'ils perdent leur estime de soi.
Tout le monde ne parle évidemment que de la défaite, les journaux, la télévision, les gens. Quand on rencontre quelqu'un, on échange d'abord quelques mots là-dessus. C'est vraiment central. La phase suivante, au Brésil, c'est d'en rire. Une façon d'évacuer la tension. On blague, on choisit l'autodérision... Par exemple, on justifie la défaite avec l'absence de Neymar, la star qui ne pouvait pas jouer en raison de sa blessure. Les Brésiliens disent que l'équipe nationale n'a pas joué non plus par solidarité avec Neymar.
Et quel est l'impact du score écrasant sur l'état d'esprit actuel des Brésiliens?
Avant ce Mondial, tout le monde reparlait comme d'un traumatisme de 1950, l'autre Coupe du monde que le Brésil a organisée et qu'il a perdue lors du dernier match (2-1). Donc là, avec 7-1, c'est tout de même d'un niveau inégalé. Pour les Brésiliens, la Coupe du monde s'est terminée avec les demi-finales. Et à partir du moment où c'est une catastrophe, autant qu'elle soit complète. Donc, le Brésil perd sur un score humiliant, et il perd chez lui.
Au Brésil, le foot, la musique, le cinéma font partie de l'image du pays. Et là, l'image en prend un sacré coup. Le pays devient ridicule. Mais, les Brésiliens, dans leur absence de mesure, ne remarquent pas que leur pays finit tout de même dans les quatre premiers mondiaux, alors que l'Espagne, l'Italie, la France ont été éliminées avant. Il faut savoir raison garder. Mais là, nous ne sommes plus dans le rationnel, nous sommes dans l'émotionnel.
Avant le Mondial, les manifestants dénonçaient le coût de cette compétition, mais réclamaient aussi de meilleurs hôpitaux, transports publics et écoles...
Les gens pointaient le coût de ce Mondial [11 milliards de dollars] à raison, à mes yeux. Mais la présidente avait promis que la Coupe apporterait un héritage important en matière d'équipements de transports, d'équipements sociaux... Et c'est ce qui a été le moins réalisé. Certains chantiers n'ont pas été finis, d'autres ont été abandonnés. C'est notamment le cas du tramway de Brasilia. Donc, ce pour quoi on a vendu la Coupe aux Brésiliens a été partiellement fait. Seules les infrastructures sportives surveillées par la Fifa et les aéroports ont été réalisés à temps, soit ce qui servait directement au Mondial. Mais les Brésiliens ont l'habitude des promesses non tenues. (...)
VINCENT, Daniel. Coupe du monde: au-dela du foot, quel bilan pour le Brésil et les Brésiliens? – Francetv infor – 13/07/2014
Vocabulaire d’appui:
CNRS = Centre national de la recherche scientifique
Source:
<http://www.francetvinfo.fr/sports/foot/coupe-du-monde/coupe-du-monde-au-dela-du-foot-quel-bilan-pour-le-bresil-et-les-bresiliens_644577.html>.
Selon le spécialiste cité dans le texte, après le choc de l’élimination du Brésil,
 

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668665 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
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Histoire de la traduction
La constitution d’une histoire de la traduction est la première tâche d’une théorie moderne de la traduction. À toute modernité appartient, non un regard passéiste, mais un mouvement de rétrospection qui est une saisie de soi. Ainsi le poètecritique-traducteur Pound méditait-il simultanément sur l’histoire de la poésie, de la critique et de la traduction. Ainsi les grandes re-traductions de notre siècle (Dante, la Bible, Shakespeare, les Grecs, etc.) sont-elles nécessairement accompagnées d’une réflexion sur les traductions antérieures. Cette réflexion doit être étendue et approfondie. Nous ne pouvons pas nous satisfaire des périodisations incertaines que Georges Steiner a échafaudées dans Après Babel à propos de l’histoire occidentale de la traduction. Il est impossible de séparer cette histoire de celle des langues, des cultures et des littératures – voire de celle des religions et des nations. Encore ne s’agit-il pas de tout mélanger, mais de montrer comment, à chaque époque, ou dans chaque espace historique donné, la pratique de la traduction s’articule à celle de la littérature, des langues, des divers échanges interculturels et interlinguistiques.
Prenons um exemple: Léonard Forster a montré qu’à la fin du Moyen âge et à la Renaissance, les poètes européens étaient souvent plurilingues.(1) Ils écrivaient en plusieurs langues, et pour un public qui était lui-même polyglotte. Non moins fréquemment, ils s’auto-traduisaient. […] Il paraît clair, à lire Forster, que les poètes de cette époque évoluaient – qu’il s’agisse des sphères cultivées ou des sphères populaires – dans un milieu infiniment plus polylingue que le nôtre (qui l’est aussi, mais différemment). Il y avait les langues doctes, les langues “reines”, comme dit Cervantes, le latin, le grec et l’hébreu; il y avait les différentes langues nationales lettrées, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, et la masse des langues régionales, des dialectes etc. L’homme qui se promenait dans les rues de Paris ou d’Anvers devait entendre plus de langues qu’on en entend aujourd’hui à New York: sa langue n’était qu’une langue parmi des langues, ce qui relativisait le sens de la langue maternelle. [...]
Faire l’histoire de la traduction, c’est redécouvrir patiemment ce réseau culturel infiniment complexe et déroutant dans lequel, à chaque époque, ou dans des espaces différents, elle se trouve prise. Et faire du savoir historique ainsi obtenu une ouverture de notre présent.
BERMAN, Antoine. L’épreuve de l’étranger. Paris: Gallimard, 1984. P. 12-14.
Note (1): Forster, Léonard. The Poets Tongues. Multilingualism in Literature, Cambridge Unversity Press, 1970.
D’après la lecture des deux derniers paragraphes du texte, les idées de l’auteur SONT CONTRAIRES à l’affirmation suivante:
 

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663592 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
Enunciado 663592-1
AFP 28 AVRIL 2014 À 16:36 (MIS À JOUR : 28 AVRIL 2014 À 20:04)
Le défenseur brésilien du FC Barcelone Dani Alves a mangé une banane lancée par un supporteur raciste lors d’un match du Championnat d’Espagne. La présidente brésilienne a salué son geste sur Twitter. Un buzz planétaire était né.
Le «geste audacieux» de Dani Alves a été salué par la présidente du Brésil Dilma Rousseff elle-même: manger une banane, comme l’a fait le défenseur brésilien du FC Barcelone dimanche, est devenu un geste antiraciste «tendance» au Brésil.
Le jet de banane fait partie de la panoplie raciste de certains supporters visant des joueurs noirs ou métis. En Europe, cela se produit régulièrement sur les terrains d’Espagne et d’Italie.
Avant de tirer un corner dimanche dans le Championnat d’Espagne, Dani Alves a ramassé une banane lancée des gradins, l’a épluchée et l’a engloutie. «Cela fait 11 ans que je suis en Espagne et depuis 11 ans c’est pareil. Il vaut mieux rire de ces attardés, a-t-il expliqué après le match remporté à Villarreal (3-2). On ne va pas réussir à changer ça, donc il faut prendre les choses en riant et se moquer d’eux».
Il a fait remarquer aussi que le surcroît d’énergie procuré par le fruit lui avait permis de faire deux centres qui allaient aboutir à deux buts barcelonais... Et d’enfoncer le clou sur Twitter: «Mon père m’a toujours dit: mon fils, mange des bananes pour éviter les crampes, hahaha. Comment ont-ils pu deviner ça?»
«Le joueur @DaniAlvesD2 a donné une réponse audacieuse et forte au racisme dans le sport, a réagi Mme Rousseff sur le même réseau social. Devant un comportement qui malheureusement tend à devenir habituel dans les stades, @DaniAlvesD2 a eu du cran».
#SOMOSTODOSMACACOS
Elle a aussi salué la campagne #somostodosmacacos («nous sommes tous des singes», ndlr) lancée par Neymar: le joueur vedette de la sélection du Brésil et coéquipier de Dani Alves au Barça avait été l’un des premiers à dégainer après le match, avec une photo postée sur Instagram le montrant sur le point de manger une banane, auprès de son fils portant une peluche en forme de ce fruit.
La mode était lancée: des milliers de personnes ont publié depuis dimanche soir des messages de soutien à Dani Alves, parfois accompagnés d’une photo de «manger de banane».
Des anonymes, mais aussi d’innombrables personnalités. Trois joueurs brésiliens de Chelsea ont ainsi mis en ligne une vidéo, où l’on voit David Luiz tenir une banane et dire: «Nous sommes heureux et nous sommes tous...», avant que Willian et Oscar, autour de lui, enchaînent: «Des singes!»
(http://www.liberation.fr/sports/2014/04/28/dani-alves-labanane-et-la-presidente-du-bresil_1006501).
« Mon père m’a toujours dit : mon fils, mange des bananes pour éviter les crampes, hahaha. »
Cette phrase est posée au discours direct. Dans le discours rapporté, l’alternative qui complète ce début de phrase c’est:
Le père de Daniel Alves...
 

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653572 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
Histoire de la traduction
La constitution d’une histoire de la traduction est la première tâche d’une théorie moderne de la traduction. À toute modernité appartient, non un regard passéiste, mais un mouvement de rétrospection qui est une saisie de soi. Ainsi le poètecritique-traducteur Pound méditait-il simultanément sur l’histoire de la poésie, de la critique et de la traduction. Ainsi les grandes re-traductions de notre siècle (Dante, la Bible, Shakespeare, les Grecs, etc.) sont-elles nécessairement accompagnées d’une réflexion sur les traductions antérieures. Cette réflexion doit être étendue et approfondie. Nous ne pouvons pas nous satisfaire des périodisations incertaines que Georges Steiner a échafaudées dans Après Babel à propos de l’histoire occidentale de la traduction. Il est impossible de séparer cette histoire de celle des langues, des cultures et des littératures – voire de celle des religions et des nations. Encore ne s’agit-il pas de tout mélanger, mais de montrer comment, à chaque époque, ou dans chaque espace historique donné, la pratique de la traduction s’articule à celle de la littérature, des langues, des divers échanges interculturels et interlinguistiques.
Prenons um exemple: Léonard Forster a montré qu’à la fin du Moyen âge et à la Renaissance, les poètes européens étaient souvent plurilingues.(1) Ils écrivaient en plusieurs langues, et pour un public qui était lui-même polyglotte. Non moins fréquemment, ils s’auto-traduisaient. […] Il paraît clair, à lire Forster, que les poètes de cette époque évoluaient – qu’il s’agisse des sphères cultivées ou des sphères populaires – dans un milieu infiniment plus polylingue que le nôtre (qui l’est aussi, mais différemment). Il y avait les langues doctes, les langues “reines”, comme dit Cervantes, le latin, le grec et l’hébreu; il y avait les différentes langues nationales lettrées, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, et la masse des langues régionales, des dialectes etc. L’homme qui se promenait dans les rues de Paris ou d’Anvers devait entendre plus de langues qu’on en entend aujourd’hui à New York: sa langue n’était qu’une langue parmi des langues, ce qui relativisait le sens de la langue maternelle. [...]
Faire l’histoire de la traduction, c’est redécouvrir patiemment ce réseau culturel infiniment complexe et déroutant dans lequel, à chaque époque, ou dans des espaces différents, elle se trouve prise. Et faire du savoir historique ainsi obtenu une ouverture de notre présent.
BERMAN, Antoine. L’épreuve de l’étranger. Paris: Gallimard, 1984. P. 12-14.
Note (1): Forster, Léonard. The Poets Tongues. Multilingualism in Literature, Cambridge Unversity Press, 1970.
L’opinion cohérente avec ce qui est exposé au premier paragraphe c’est:
 

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653529 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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Les manifestations au Brésil et la dispute pour leurs significations

L’insatisfaction de la population a eu comme étincelle l’augmentation des prix des transports publics et a atteint divers secteurs de la société qui sont venus appuyer la cause. Les premières manifestations de 2013 ont eu lieu à Porto Alegre. Les manifestations suivantes gagnant toujours plus d’adhésion, la mairie s’est vue forcée par une décision de justice de révoquer l’augmentation des prix des bus.

Face à l’adhésion gigantesque de la population, les protestations se sont étendues sur tout le pays et une grande partie de la population a revendiqué que le mouvement aborde d’autres thématiques. Le consensus autour de la situation chaotique du transport public a canalisé une insatisfaction populaire générale liée parallèlement au niveau de qualité des services offerts dans les secteurs de la santé ou de l’éducation primaire. Cette situation coexiste avec les forts investissements dirigés vers la construction des stades en vue de la Coupe du Monde de 2014.

Le fait est qu’une grande partie de la population ne se sent pas représentée par les partis politiques actuels. Les manifestants rejetant les drapeaux des partis politiques lors des manifestations, parmi lesquels ceux des plus petits partis de gauche, ont fait que certains spécialistes analysent que le paradigme du système politique représentatif est en crise. Quoi qu’il en soit, il semble évident qu‘il existe un rejet d’un grand pan de la société, particulièrement de la classe moyenne, envers les partis politiques actuels. Cela se vérifie par l’absence de projet alternatif venant des opposants au gouvernement et de leurs leaders, susceptible de satisfaire une grande partie de la population mécontente. Alors que l’actuel ton de conciliation entre les plus grands partis donne l’impression pour beaucoup qu’il n’existe plus de différence entre la gauche et la droite, la population se divise sur des causes qu’elle juge nécessaire de défendre.

Les médias et les élites tentent de profiter de cette division. Des secteurs de la gauche accusent la droite, et particulièrement les médias, de vouloir “adopter” le mouvement pour le détourner. Ce risque est réel. Mais même la presse la plus conservatrice n’a pas réussi à détourner la légitimité du mouvement. Cette presse, qui qualifiait les manifestants de “vandales” qui perturbaient la circulation et menaient les villes au chaos, a dû revoir ses postures, affirmant que le “géant s’est réveillé”, allant jusqu’à proposer des revendications. Certains journalistes en sont même venus à faire des excuses.

Ainsi, nous notons un consensus sur l’importance du mouvement politique, dans un pays où la majeure partie de la population se limite à une action politique dans les urnes et à des échanges sur les réseaux sociaux. Il est important de remarquer que l’action politique partisane et les mouvements sociaux n’ont jamais cessé d’exister au Brésil, mais il est indéniable qu’après l’arrivée de l’actuel gouvernement au pouvoir, ils ont perdu de leur visibilité. Il existe, donc, un mécontentement contre les principaux partis politiques. Bien que les manifestants aient de nombreuses et diverses demandes, le mouvement a assurément une racine de gauche. Moins de conciliation, mais plus de droits, est ce qui est demandé dans les rues.

Teresa C. S. Marques gribresil.org

Au quatrième paragraphe, le mot adopter est mis entre guillemets.

Dans ce cas, la présence des guillemets se justifie par:

 

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640875 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
Enunciado 640875-1
AFP 28 AVRIL 2014 À 16:36 (MIS À JOUR : 28 AVRIL 2014 À 20:04)
Le défenseur brésilien du FC Barcelone Dani Alves a mangé une banane lancée par un supporteur raciste lors d’un match du Championnat d’Espagne. La présidente brésilienne a salué son geste sur Twitter. Un buzz planétaire était né.
Le «geste audacieux» de Dani Alves a été salué par la présidente du Brésil Dilma Rousseff elle-même: manger une banane, comme l’a fait le défenseur brésilien du FC Barcelone dimanche, est devenu un geste antiraciste «tendance» au Brésil.
Le jet de banane fait partie de la panoplie raciste de certains supporters visant des joueurs noirs ou métis. En Europe, cela se produit régulièrement sur les terrains d’Espagne et d’Italie.
Avant de tirer un corner dimanche dans le Championnat d’Espagne, Dani Alves a ramassé une banane lancée des gradins, l’a épluchée et l’a engloutie. «Cela fait 11 ans que je suis en Espagne et depuis 11 ans c’est pareil. Il vaut mieux rire de ces attardés, a-t-il expliqué après le match remporté à Villarreal (3-2). On ne va pas réussir à changer ça, donc il faut prendre les choses en riant et se moquer d’eux».
Il a fait remarquer aussi que le surcroît d’énergie procuré par le fruit lui avait permis de faire deux centres qui allaient aboutir à deux buts barcelonais... Et d’enfoncer le clou sur Twitter: «Mon père m’a toujours dit: mon fils, mange des bananes pour éviter les crampes, hahaha. Comment ont-ils pu deviner ça?»
«Le joueur @DaniAlvesD2 a donné une réponse audacieuse et forte au racisme dans le sport, a réagi Mme Rousseff sur le même réseau social. Devant un comportement qui malheureusement tend à devenir habituel dans les stades, @DaniAlvesD2 a eu du cran».
#SOMOSTODOSMACACOS
Elle a aussi salué la campagne #somostodosmacacos («nous sommes tous des singes», ndlr) lancée par Neymar: le joueur vedette de la sélection du Brésil et coéquipier de Dani Alves au Barça avait été l’un des premiers à dégainer après le match, avec une photo postée sur Instagram le montrant sur le point de manger une banane, auprès de son fils portant une peluche en forme de ce fruit.
La mode était lancée: des milliers de personnes ont publié depuis dimanche soir des messages de soutien à Dani Alves, parfois accompagnés d’une photo de «manger de banane».
Des anonymes, mais aussi d’innombrables personnalités. Trois joueurs brésiliens de Chelsea ont ainsi mis en ligne une vidéo, où l’on voit David Luiz tenir une banane et dire: «Nous sommes heureux et nous sommes tous...», avant que Willian et Oscar, autour de lui, enchaînent: «Des singes!»
(http://www.liberation.fr/sports/2014/04/28/dani-alves-labanane-et-la-presidente-du-bresil_1006501).
Lisez la phrase : « Dani Alves a ramassé une banane lancée des gradins, l’a épluchée et l’a engloutie. »
L’alternative ci-dessous, où l’accord du participe passé suit la même règle de ce qui est souligné, c’est:
 

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639765 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
RHINOCÉROS – une nouvelle d’Eugène Ionesco
Nous discutions tranquillement de choses et d’autres, à la terrasse du café, mon ami Jean et moi, lorsque nous aperçûmes, sur le trottoir d’en face, énorme, puissant, soufflant bruyamment, fonçant droit devant lui, frôlant les étalages, un rhinocéros. À son passage, les promeneurs s’écartèrent vivement pour lui laisser le chemin libre. Une ménagère poussa un cri d’effroi, son panier lui échappa des mains, le vin d’une bouteille brisée se répandit sur le pavé, quelques promeneurs, dont un vieillard, entrèrent précipitamment dans les boutiques. Cela ne dura pas le temps d’un éclair. Les promeneurs sortirent de leurs refuges, des groupes se formèrent qui suivirent du regard le rhinocéros déjà loin, commentèrent l’événement, puis se dispersèrent.
Mes réactions sont assez lentes. J’enregistrai distraitement l’image du fauve en courant, sans y prêter une importance exagérée. Ce matin-là, en outre, je me sentais fatigué, la bouche amère, à la suite des libations de la veille : nous avions fêté l’anniversaire d’un camarade. Jean n’avait pas été de la partie ; aussi, le premier moment de saisissement passé :
- Un rhinocéros en liberté dans la ville ! s’exclamat-il, cela ne vous surprend pas ? On ne devrait pas le permettre.
- En effet, dis-je, je n’y avais pas pensé. C’est dangereux.
- Nous devrions protester auprès des autorités municipales.
- Peut-être s’est-il échappé du Jardin zoologique, fis-je.
- Vous rêvez ! me répondit-il. Il n’y a plus de Jardin zoologique dans notre ville depuis que les animaux ont été décimés par la peste au XVIIe siècle. - Peut-être vient-il du cirque ?
- Quel cirque ? La mairie a interdit aux nomades de séjourner sur le territoire de la commune. Il n’en passe plus depuis notre enfance.
- Peut-être est-il resté depuis lors caché dans
les bois marécageux des alentours, répondis-je en bâillant.
- Vous êtes tout à fait dans les brumes épaisses de l’alcool...
- Elles montent de l’estomac...
- Oui. Et elles vous enveloppent le cerveau. Où voyez-vous des bois marécageux dans les alentours? Notre province est surnommée la Petite Castille, tellement elle est désertique. [...]
Nous nous séparâmes. C’était dimanche. J’allai me coucher, je dormis toute la journée : encore un dimanche de raté. Le lundi matin j’allai au bureau, me promettant solennellement de ne plus jamais m’enivrer pour ne pas gâcher les lendemains, les dimanches.
Eugène Ionesco. Rhinocéros. Paris : Bordas, 1970, p.65-66. 54.
No seguinte trecho, retirado do texto, o pronome sublinhado refere-se ao antecedente « rhinocéros »:
 

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637190 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
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Enunciado 637190-1
AFP 28 AVRIL 2014 À 16:36 (MIS À JOUR : 28 AVRIL 2014 À 20:04)
Le défenseur brésilien du FC Barcelone Dani Alves a mangé une banane lancée par un supporteur raciste lors d’un match du Championnat d’Espagne. La présidente brésilienne a salué son geste sur Twitter. Un buzz planétaire était né.
Le «geste audacieux» de Dani Alves a été salué par la présidente du Brésil Dilma Rousseff elle-même: manger une banane, comme l’a fait le défenseur brésilien du FC Barcelone dimanche, est devenu un geste antiraciste «tendance» au Brésil.
Le jet de banane fait partie de la panoplie raciste de certains supporters visant des joueurs noirs ou métis. En Europe, cela se produit régulièrement sur les terrains d’Espagne et d’Italie.
Avant de tirer un corner dimanche dans le Championnat d’Espagne, Dani Alves a ramassé une banane lancée des gradins, l’a épluchée et l’a engloutie. «Cela fait 11 ans que je suis en Espagne et depuis 11 ans c’est pareil. Il vaut mieux rire de ces attardés, a-t-il expliqué après le match remporté à Villarreal (3-2). On ne va pas réussir à changer ça, donc il faut prendre les choses en riant et se moquer d’eux».
Il a fait remarquer aussi que le surcroît d’énergie procuré par le fruit lui avait permis de faire deux centres qui allaient aboutir à deux buts barcelonais... Et d’enfoncer le clou sur Twitter: «Mon père m’a toujours dit: mon fils, mange des bananes pour éviter les crampes, hahaha. Comment ont-ils pu deviner ça?»
«Le joueur @DaniAlvesD2 a donné une réponse audacieuse et forte au racisme dans le sport, a réagi Mme Rousseff sur le même réseau social. Devant un comportement qui malheureusement tend à devenir habituel dans les stades, @DaniAlvesD2 a eu du cran».
#SOMOSTODOSMACACOS
Elle a aussi salué la campagne #somostodosmacacos («nous sommes tous des singes», ndlr) lancée par Neymar: le joueur vedette de la sélection du Brésil et coéquipier de Dani Alves au Barça avait été l’un des premiers à dégainer après le match, avec une photo postée sur Instagram le montrant sur le point de manger une banane, auprès de son fils portant une peluche en forme de ce fruit.
La mode était lancée: des milliers de personnes ont publié depuis dimanche soir des messages de soutien à Dani Alves, parfois accompagnés d’une photo de «manger de banane».
Des anonymes, mais aussi d’innombrables personnalités. Trois joueurs brésiliens de Chelsea ont ainsi mis en ligne une vidéo, où l’on voit David Luiz tenir une banane et dire: «Nous sommes heureux et nous sommes tous...», avant que Willian et Oscar, autour de lui, enchaînent: «Des singes!»
(http://www.liberation.fr/sports/2014/04/28/dani-alves-labanane-et-la-presidente-du-bresil_1006501).
« Des milliers de personnes ont publié depuis dimanche soir des messages de soutien à Dani Alves. »
Des messages de soutien à Dani Alves __________________________ par des milliers de personnes. L’alternative contenant la forme verbale correcte à la voix passive qui complète cette lacune est:
 

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