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2417075 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PARESSE EST TOUT UN ART

Cultivez votre paresse! Elle est la porte de la santé et l’activateur de la neurochimie du vivant. Comment, pourquoi et, surtout, pourquoi faire? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent nous l’explique.

Le Figaro Magazine: La paresse existe sous tant de formes - mollesse, rêverie, torpeur, repos... – que l’on hésite à la définir en tant que péché. Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre?

À partir de cette question, Jean-Didier Vincent précise qu’il s’agit d’une tendance biologique de notre espèce. Notre système nerveux central qui gère le désir, l’élan, la force d’exister repose sur des mécanismes bipolaires. La quête d’un plaisir qui répond à la satisfaction d’un besoin se double d’une réaction inverse. L’homme, l’animal, d’une manière générale, et plus spécifiquement les vertébrés, sont faits pour le plaisir. Pour Jean-Didier Vincent, contrairement au mot de Goethe: “Au commencement était l’action”, au commencement était l’affect, l’action n’étant que secondaire à celui-ci. Il parle souvent de l’âme, ou de la psyché. Selon Epicure, la psyché est le cri de la chair! Certes, il n’y a pas un cerveau d’homme qui ressemble à un autre cerveau d’homme mais tous, en revanche, comptent en commun des “systèmes opposants” qui gèrent à la fois plaisir et souffrance, tirant chacun en sens inverse. Chaque fois que le sujet bascule dans l’excès du plaisir, il met en place des processus opposants qui, sitôt que la source de plaisir est tarie (action, sexe, nourriture, stimulants, etc.), engendrent le manque, autrement dit la souffrance. Cet affrontement transféré au niveau symbolique apparaît sous les termes du bien et du mal.

Jean-Didier affirme encore que nous vivons dans cette structure binaire: mâle-femelle, froid-chaud, douceur-violence, liquide-sec, etc. Si bien que la culpabilité est au coeur du cerveau de l’homme qui est toujours en retrait par rapport à un plaisir. Tuer le plaisir chez l’homme ou chez l’animal signifie annihiler une partie de sa volonté, le rendant esclave de contraintes extérieures. Ce qui mène l’homme vers la négation de soi et une perte profonde de l’être. Si étonnant que cela paraisse (intéressant jeu de mots), la paresse prépare à l’action, elle n’est pas le contraire de l’action. On peut la considérer comme un des meilleurs signes de santé qui vient soulager le malade quand celui-ci est trop tourmenté par son corps. La paresse est l’activateur de la neurochimie du vivant, l’enzyme de l’amour, en somme.

Il est évident que la paresse dont parle Jean-Didier Vincent est la bonne paresse, celle qui nous fait prendre le temps de regarder les étoiles le soir, de méditer sur notre destinée ou simplement d’en jouir. La paresse est liée très profondément à la nécessité de ne pas travailler, quand le travail est lui même un vice issu de la soif de possession, notamment de posséder souvent plus que l’autre.

Extrait adapté de LE FIGARO MAGAZINE, p.96 à 98, du 6 août 2011

Dans le texte, Jean-Didier Vincent fait toujours une corrélation entre la bonne paresse et

 

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2417074 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PARESSE EST TOUT UN ART

Cultivez votre paresse! Elle est la porte de la santé et l’activateur de la neurochimie du vivant. Comment, pourquoi et, surtout, pourquoi faire? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent nous l’explique.

Le Figaro Magazine: La paresse existe sous tant de formes - mollesse, rêverie, torpeur, repos... – que l’on hésite à la définir en tant que péché. Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre?

À partir de cette question, Jean-Didier Vincent précise qu’il s’agit d’une tendance biologique de notre espèce. Notre système nerveux central qui gère le désir, l’élan, la force d’exister repose sur des mécanismes bipolaires. La quête d’un plaisir qui répond à la satisfaction d’un besoin se double d’une réaction inverse. L’homme, l’animal, d’une manière générale, et plus spécifiquement les vertébrés, sont faits pour le plaisir. Pour Jean-Didier Vincent, contrairement au mot de Goethe: “Au commencement était l’action”, au commencement était l’affect, l’action n’étant que secondaire à celui-ci. Il parle souvent de l’âme, ou de la psyché. Selon Epicure, la psyché est le cri de la chair! Certes, il n’y a pas un cerveau d’homme qui ressemble à un autre cerveau d’homme mais tous, en revanche, comptent en commun des “systèmes opposants” qui gèrent à la fois plaisir et souffrance, tirant chacun en sens inverse. Chaque fois que le sujet bascule dans l’excès du plaisir, il met en place des processus opposants qui, sitôt que la source de plaisir est tarie (action, sexe, nourriture, stimulants, etc.), engendrent le manque, autrement dit la souffrance. Cet affrontement transféré au niveau symbolique apparaît sous les termes du bien et du mal.

Jean-Didier affirme encore que nous vivons dans cette structure binaire: mâle-femelle, froid-chaud, douceur-violence, liquide-sec, etc. Si bien que la culpabilité est au coeur du cerveau de l’homme qui est toujours en retrait par rapport à un plaisir. Tuer le plaisir chez l’homme ou chez l’animal signifie annihiler une partie de sa volonté, le rendant esclave de contraintes extérieures. Ce qui mène l’homme vers la négation de soi et une perte profonde de l’être. Si étonnant que cela paraisse (intéressant jeu de mots), la paresse prépare à l’action, elle n’est pas le contraire de l’action. On peut la considérer comme un des meilleurs signes de santé qui vient soulager le malade quand celui-ci est trop tourmenté par son corps. La paresse est l’activateur de la neurochimie du vivant, l’enzyme de l’amour, en somme.

Il est évident que la paresse dont parle Jean-Didier Vincent est la bonne paresse, celle qui nous fait prendre le temps de regarder les étoiles le soir, de méditer sur notre destinée ou simplement d’en jouir. La paresse est liée très profondément à la nécessité de ne pas travailler, quand le travail est lui même un vice issu de la soif de possession, notamment de posséder souvent plus que l’autre.

Extrait adapté de LE FIGARO MAGAZINE, p.96 à 98, du 6 août 2011

La paresse prépare à l’action parce qu’elle

 

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2417073 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PARESSE EST TOUT UN ART

Cultivez votre paresse! Elle est la porte de la santé et l’activateur de la neurochimie du vivant. Comment, pourquoi et, surtout, pourquoi faire? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent nous l’explique.

Le Figaro Magazine: La paresse existe sous tant de formes - mollesse, rêverie, torpeur, repos... – que l’on hésite à la définir en tant que péché. Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre?

À partir de cette question, Jean-Didier Vincent précise qu’il s’agit d’une tendance biologique de notre espèce. Notre système nerveux central qui gère le désir, l’élan, la force d’exister repose sur des mécanismes bipolaires. La quête d’un plaisir qui répond à la satisfaction d’un besoin se double d’une réaction inverse. L’homme, l’animal, d’une manière générale, et plus spécifiquement les vertébrés, sont faits pour le plaisir. Pour Jean-Didier Vincent, contrairement au mot de Goethe: “Au commencement était l’action”, au commencement était l’affect, l’action n’étant que secondaire à celui-ci. Il parle souvent de l’âme, ou de la psyché. Selon Epicure, la psyché est le cri de la chair! Certes, il n’y a pas un cerveau d’homme qui ressemble à un autre cerveau d’homme mais tous, en revanche, comptent en commun des “systèmes opposants” qui gèrent à la fois plaisir et souffrance, tirant chacun en sens inverse. Chaque fois que le sujet bascule dans l’excès du plaisir, il met en place des processus opposants qui, sitôt que la source de plaisir est tarie (action, sexe, nourriture, stimulants, etc.), engendrent le manque, autrement dit la souffrance. Cet affrontement transféré au niveau symbolique apparaît sous les termes du bien et du mal.

Jean-Didier affirme encore que nous vivons dans cette structure binaire: mâle-femelle, froid-chaud, douceur-violence, liquide-sec, etc. Si bien que la culpabilité est au coeur du cerveau de l’homme qui est toujours en retrait par rapport à un plaisir. Tuer le plaisir chez l’homme ou chez l’animal signifie annihiler une partie de sa volonté, le rendant esclave de contraintes extérieures. Ce qui mène l’homme vers la négation de soi et une perte profonde de l’être. Si étonnant que cela paraisse (intéressant jeu de mots), la paresse prépare à l’action, elle n’est pas le contraire de l’action. On peut la considérer comme un des meilleurs signes de santé qui vient soulager le malade quand celui-ci est trop tourmenté par son corps. La paresse est l’activateur de la neurochimie du vivant, l’enzyme de l’amour, en somme.

Il est évident que la paresse dont parle Jean-Didier Vincent est la bonne paresse, celle qui nous fait prendre le temps de regarder les étoiles le soir, de méditer sur notre destinée ou simplement d’en jouir. La paresse est liée très profondément à la nécessité de ne pas travailler, quand le travail est lui même un vice issu de la soif de possession, notamment de posséder souvent plus que l’autre.

Extrait adapté de LE FIGARO MAGAZINE, p.96 à 98, du 6 août 2011

Une des idées soutenues par le texte concerne

 

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2417072 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PARESSE EST TOUT UN ART

Cultivez votre paresse! Elle est la porte de la santé et l’activateur de la neurochimie du vivant. Comment, pourquoi et, surtout, pourquoi faire? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent nous l’explique.

Le Figaro Magazine: La paresse existe sous tant de formes - mollesse, rêverie, torpeur, repos... – que l’on hésite à la définir en tant que péché. Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre?

À partir de cette question, Jean-Didier Vincent précise qu’il s’agit d’une tendance biologique de notre espèce. Notre système nerveux central qui gère le désir, l’élan, la force d’exister repose sur des mécanismes bipolaires. La quête d’un plaisir qui répond à la satisfaction d’un besoin se double d’une réaction inverse. L’homme, l’animal, d’une manière générale, et plus spécifiquement les vertébrés, sont faits pour le plaisir. Pour Jean-Didier Vincent, contrairement au mot de Goethe: “Au commencement était l’action”, au commencement était l’affect, l’action n’étant que secondaire à celui-ci. Il parle souvent de l’âme, ou de la psyché. Selon Epicure, la psyché est le cri de la chair! Certes, il n’y a pas un cerveau d’homme qui ressemble à un autre cerveau d’homme mais tous, en revanche, comptent en commun des “systèmes opposants” qui gèrent à la fois plaisir et souffrance, tirant chacun en sens inverse. Chaque fois que le sujet bascule dans l’excès du plaisir, il met en place des processus opposants qui, sitôt que la source de plaisir est tarie (action, sexe, nourriture, stimulants, etc.), engendrent le manque, autrement dit la souffrance. Cet affrontement transféré au niveau symbolique apparaît sous les termes du bien et du mal.

Jean-Didier affirme encore que nous vivons dans cette structure binaire: mâle-femelle, froid-chaud, douceur-violence, liquide-sec, etc. Si bien que la culpabilité est au coeur du cerveau de l’homme qui est toujours en retrait par rapport à un plaisir. Tuer le plaisir chez l’homme ou chez l’animal signifie annihiler une partie de sa volonté, le rendant esclave de contraintes extérieures. Ce qui mène l’homme vers la négation de soi et une perte profonde de l’être. Si étonnant que cela paraisse (intéressant jeu de mots), la paresse prépare à l’action, elle n’est pas le contraire de l’action. On peut la considérer comme un des meilleurs signes de santé qui vient soulager le malade quand celui-ci est trop tourmenté par son corps. La paresse est l’activateur de la neurochimie du vivant, l’enzyme de l’amour, en somme.

Il est évident que la paresse dont parle Jean-Didier Vincent est la bonne paresse, celle qui nous fait prendre le temps de regarder les étoiles le soir, de méditer sur notre destinée ou simplement d’en jouir. La paresse est liée très profondément à la nécessité de ne pas travailler, quand le travail est lui même un vice issu de la soif de possession, notamment de posséder souvent plus que l’autre.

Extrait adapté de LE FIGARO MAGAZINE, p.96 à 98, du 6 août 2011

Les mécanismes bipolaires de notre système nerveux central expliquent le fait que/qu’

 

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2417071 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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Cultivez votre paresse! Elle est la porte de la santé et l’activateur de la neurochimie du vivant. Comment, pourquoi et, surtout, pourquoi faire? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent nous l’explique.

Le Figaro Magazine: La paresse existe sous tant de formes - mollesse, rêverie, torpeur, repos... – que l’on hésite à la définir en tant que péché. Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre?

À partir de cette question, Jean-Didier Vincent précise qu’il s’agit d’une tendance biologique de notre espèce. Notre système nerveux central qui gère le désir, l’élan, la force d’exister repose sur des mécanismes bipolaires. La quête d’un plaisir qui répond à la satisfaction d’un besoin se double d’une réaction inverse. L’homme, l’animal, d’une manière générale, et plus spécifiquement les vertébrés, sont faits pour le plaisir. Pour Jean-Didier Vincent, contrairement au mot de Goethe: “Au commencement était l’action”, au commencement était l’affect, l’action n’étant que secondaire à celui-ci. Il parle souvent de l’âme, ou de la psyché. Selon Epicure, la psyché est le cri de la chair! Certes, il n’y a pas un cerveau d’homme qui ressemble à un autre cerveau d’homme mais tous, en revanche, comptent en commun des “systèmes opposants” qui gèrent à la fois plaisir et souffrance, tirant chacun en sens inverse. Chaque fois que le sujet bascule dans l’excès du plaisir, il met en place des processus opposants qui, sitôt que la source de plaisir est tarie (action, sexe, nourriture, stimulants, etc.), engendrent le manque, autrement dit la souffrance. Cet affrontement transféré au niveau symbolique apparaît sous les termes du bien et du mal.

Jean-Didier affirme encore que nous vivons dans cette structure binaire: mâle-femelle, froid-chaud, douceur-violence, liquide-sec, etc. Si bien que la culpabilité est au coeur du cerveau de l’homme qui est toujours en retrait par rapport à un plaisir. Tuer le plaisir chez l’homme ou chez l’animal signifie annihiler une partie de sa volonté, le rendant esclave de contraintes extérieures. Ce qui mène l’homme vers la négation de soi et une perte profonde de l’être. Si étonnant que cela paraisse (intéressant jeu de mots), la paresse prépare à l’action, elle n’est pas le contraire de l’action. On peut la considérer comme un des meilleurs signes de santé qui vient soulager le malade quand celui-ci est trop tourmenté par son corps. La paresse est l’activateur de la neurochimie du vivant, l’enzyme de l’amour, en somme.

Il est évident que la paresse dont parle Jean-Didier Vincent est la bonne paresse, celle qui nous fait prendre le temps de regarder les étoiles le soir, de méditer sur notre destinée ou simplement d’en jouir. La paresse est liée très profondément à la nécessité de ne pas travailler, quand le travail est lui même un vice issu de la soif de possession, notamment de posséder souvent plus que l’autre.

Extrait adapté de LE FIGARO MAGAZINE, p.96 à 98, du 6 août 2011

Parce que la paresse se manifeste si diversement chez l’homme,

 

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2417070 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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LA PARESSE EST TOUT UN ART

Cultivez votre paresse! Elle est la porte de la santé et l’activateur de la neurochimie du vivant. Comment, pourquoi et, surtout, pourquoi faire? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent nous l’explique.

Le Figaro Magazine: La paresse existe sous tant de formes - mollesse, rêverie, torpeur, repos... – que l’on hésite à la définir en tant que péché. Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre?

À partir de cette question, Jean-Didier Vincent précise qu’il s’agit d’une tendance biologique de notre espèce. Notre système nerveux central qui gère le désir, l’élan, la force d’exister repose sur des mécanismes bipolaires. La quête d’un plaisir qui répond à la satisfaction d’un besoin se double d’une réaction inverse. L’homme, l’animal, d’une manière générale, et plus spécifiquement les vertébrés, sont faits pour le plaisir. Pour Jean-Didier Vincent, contrairement au mot de Goethe: “Au commencement était l’action”, au commencement était l’affect, l’action n’étant que secondaire à celui-ci. Il parle souvent de l’âme, ou de la psyché. Selon Epicure, la psyché est le cri de la chair! Certes, il n’y a pas un cerveau d’homme qui ressemble à un autre cerveau d’homme mais tous, en revanche, comptent en commun des “systèmes opposants” qui gèrent à la fois plaisir et souffrance, tirant chacun en sens inverse. Chaque fois que le sujet bascule dans l’excès du plaisir, il met en place des processus opposants qui, sitôt que la source de plaisir est tarie (action, sexe, nourriture, stimulants, etc.), engendrent le manque, autrement dit la souffrance. Cet affrontement transféré au niveau symbolique apparaît sous les termes du bien et du mal.

Jean-Didier affirme encore que nous vivons dans cette structure binaire: mâle-femelle, froid-chaud, douceur-violence, liquide-sec, etc. Si bien que la culpabilité est au coeur du cerveau de l’homme qui est toujours en retrait par rapport à un plaisir. Tuer le plaisir chez l’homme ou chez l’animal signifie annihiler une partie de sa volonté, le rendant esclave de contraintes extérieures. Ce qui mène l’homme vers la négation de soi et une perte profonde de l’être. Si étonnant que cela paraisse (intéressant jeu de mots), la paresse prépare à l’action, elle n’est pas le contraire de l’action. On peut la considérer comme un des meilleurs signes de santé qui vient soulager le malade quand celui-ci est trop tourmenté par son corps. La paresse est l’activateur de la neurochimie du vivant, l’enzyme de l’amour, en somme.

Il est évident que la paresse dont parle Jean-Didier Vincent est la bonne paresse, celle qui nous fait prendre le temps de regarder les étoiles le soir, de méditer sur notre destinée ou simplement d’en jouir. La paresse est liée très profondément à la nécessité de ne pas travailler, quand le travail est lui même un vice issu de la soif de possession, notamment de posséder souvent plus que l’autre.

Extrait adapté de LE FIGARO MAGAZINE, p.96 à 98, du 6 août 2011

Jean-Didier Vincent explique la paresse comme

 

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2417069 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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Cultivez votre paresse! Elle est la porte de la santé et l’activateur de la neurochimie du vivant. Comment, pourquoi et, surtout, pourquoi faire? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent nous l’explique.

Le Figaro Magazine: La paresse existe sous tant de formes - mollesse, rêverie, torpeur, repos... – que l’on hésite à la définir en tant que péché. Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre?

À partir de cette question, Jean-Didier Vincent précise qu’il s’agit d’une tendance biologique de notre espèce. Notre système nerveux central qui gère le désir, l’élan, la force d’exister repose sur des mécanismes bipolaires. La quête d’un plaisir qui répond à la satisfaction d’un besoin se double d’une réaction inverse. L’homme, l’animal, d’une manière générale, et plus spécifiquement les vertébrés, sont faits pour le plaisir. Pour Jean-Didier Vincent, contrairement au mot de Goethe: “Au commencement était l’action”, au commencement était l’affect, l’action n’étant que secondaire à celui-ci. Il parle souvent de l’âme, ou de la psyché. Selon Epicure, la psyché est le cri de la chair! Certes, il n’y a pas un cerveau d’homme qui ressemble à un autre cerveau d’homme mais tous, en revanche, comptent en commun des “systèmes opposants” qui gèrent à la fois plaisir et souffrance, tirant chacun en sens inverse. Chaque fois que le sujet bascule dans l’excès du plaisir, il met en place des processus opposants qui, sitôt que la source de plaisir est tarie (action, sexe, nourriture, stimulants, etc.), engendrent le manque, autrement dit la souffrance. Cet affrontement transféré au niveau symbolique apparaît sous les termes du bien et du mal.

Jean-Didier affirme encore que nous vivons dans cette structure binaire: mâle-femelle, froid-chaud, douceur-violence, liquide-sec, etc. Si bien que la culpabilité est au coeur du cerveau de l’homme qui est toujours en retrait par rapport à un plaisir. Tuer le plaisir chez l’homme ou chez l’animal signifie annihiler une partie de sa volonté, le rendant esclave de contraintes extérieures. Ce qui mène l’homme vers la négation de soi et une perte profonde de l’être. Si étonnant que cela paraisse (intéressant jeu de mots), la paresse prépare à l’action, elle n’est pas le contraire de l’action. On peut la considérer comme un des meilleurs signes de santé qui vient soulager le malade quand celui-ci est trop tourmenté par son corps. La paresse est l’activateur de la neurochimie du vivant, l’enzyme de l’amour, en somme.

Il est évident que la paresse dont parle Jean-Didier Vincent est la bonne paresse, celle qui nous fait prendre le temps de regarder les étoiles le soir, de méditer sur notre destinée ou simplement d’en jouir. La paresse est liée très profondément à la nécessité de ne pas travailler, quand le travail est lui même un vice issu de la soif de possession, notamment de posséder souvent plus que l’autre.

Extrait adapté de LE FIGARO MAGAZINE, p.96 à 98, du 6 août 2011

Avec la question “Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre ?”, à propos d’une définition sur la paresse, l’interlocuteur de Jean-Didier Vincent

 

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2417068 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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LA PARESSE EST TOUT UN ART

Cultivez votre paresse! Elle est la porte de la santé et l’activateur de la neurochimie du vivant. Comment, pourquoi et, surtout, pourquoi faire? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent nous l’explique.

Le Figaro Magazine: La paresse existe sous tant de formes - mollesse, rêverie, torpeur, repos... – que l’on hésite à la définir en tant que péché. Comment vous, homme de science, allez-vous y prendre?

À partir de cette question, Jean-Didier Vincent précise qu’il s’agit d’une tendance biologique de notre espèce. Notre système nerveux central qui gère le désir, l’élan, la force d’exister repose sur des mécanismes bipolaires. La quête d’un plaisir qui répond à la satisfaction d’un besoin se double d’une réaction inverse. L’homme, l’animal, d’une manière générale, et plus spécifiquement les vertébrés, sont faits pour le plaisir. Pour Jean-Didier Vincent, contrairement au mot de Goethe: “Au commencement était l’action”, au commencement était l’affect, l’action n’étant que secondaire à celui-ci. Il parle souvent de l’âme, ou de la psyché. Selon Epicure, la psyché est le cri de la chair! Certes, il n’y a pas un cerveau d’homme qui ressemble à un autre cerveau d’homme mais tous, en revanche, comptent en commun des “systèmes opposants” qui gèrent à la fois plaisir et souffrance, tirant chacun en sens inverse. Chaque fois que le sujet bascule dans l’excès du plaisir, il met en place des processus opposants qui, sitôt que la source de plaisir est tarie (action, sexe, nourriture, stimulants, etc.), engendrent le manque, autrement dit la souffrance. Cet affrontement transféré au niveau symbolique apparaît sous les termes du bien et du mal.

Jean-Didier affirme encore que nous vivons dans cette structure binaire: mâle-femelle, froid-chaud, douceur-violence, liquide-sec, etc. Si bien que la culpabilité est au coeur du cerveau de l’homme qui est toujours en retrait par rapport à un plaisir. Tuer le plaisir chez l’homme ou chez l’animal signifie annihiler une partie de sa volonté, le rendant esclave de contraintes extérieures. Ce qui mène l’homme vers la négation de soi et une perte profonde de l’être. Si étonnant que cela paraisse (intéressant jeu de mots), la paresse prépare à l’action, elle n’est pas le contraire de l’action. On peut la considérer comme un des meilleurs signes de santé qui vient soulager le malade quand celui-ci est trop tourmenté par son corps. La paresse est l’activateur de la neurochimie du vivant, l’enzyme de l’amour, en somme.

Il est évident que la paresse dont parle Jean-Didier Vincent est la bonne paresse, celle qui nous fait prendre le temps de regarder les étoiles le soir, de méditer sur notre destinée ou simplement d’en jouir. La paresse est liée très profondément à la nécessité de ne pas travailler, quand le travail est lui même un vice issu de la soif de possession, notamment de posséder souvent plus que l’autre.

Extrait adapté de LE FIGARO MAGAZINE, p.96 à 98, du 6 août 2011

La paresse est tout un art

 

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2417027 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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RESTER JEUNE

Prolonger son espérance de vie, c’est bien. Vieillir en restant jeune, c’est mieux. La science explore des pistes jusque-là jamais empruntées, accumule des découvertes, et fait même des miracles sur l’animal. Il n’ya plus qu’à vivre assez longtemps pour en bénéficier.

La science tend à changer la donne. Il n’y aurait plus besoin de vendre son âme au diable pour rester jeune. La progression de la longévité, due notamment aux progrès de la médecine et à la qualité de l’alimentation, s’accompagne du besoin de conserver un corps sain et jeune le plus longtemps possible. Il ne faudrait pas qu’un vieillessement excessif vienne ternir ces années de bonus.

C’est pourquoi les recherches scientifiques vont bon train, pour une meilleure connaissance de la biologie humaine, des mécanismes du vieillessement et des clés pour en freiner les effets.

Pourquoi ce vieillessement universel, irréversible, alors que les quelques 10 000 milliards de cellules qui composent notre corps se renouvellent sans cesse?

Cela est dû à la corrosion du matériel biologique sous l’effet des radicaux libres provenant de notre environnement, notamment sous l’effet des radiations, de l’exposition au soleil, des examens radiologiques... mais, plus encore, ils sont produits par notre propre organisme. Ces radicaux oxydent nos cellules. Heureusement, notre corps sécrète aussi des protecteurs naturels, des enzymes anti-oxydantes, mais pas toujours en quantité suffisante pour contrer une attaque massive.

De ce constat découle que les recherches sont en train de présenter des allures révolutionnaires capables de nous tenir à l’abri du vieillessement.

Extrait adapté du Figaro Magazine, p.10, du 6 août 2011

L’expression verbale “sont en train de” a la fonction d’exprimer le temps

 

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2417023 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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RESTER JEUNE

Prolonger son espérance de vie, c’est bien. Vieillir en restant jeune, c’est mieux. La science explore des pistes jusque-là jamais empruntées, accumule des découvertes, et fait même des miracles sur l’animal. Il n’ya plus qu’à vivre assez longtemps pour en bénéficier.

La science tend à changer la donne. Il n’y aurait plus besoin de vendre son âme au diable pour rester jeune. La progression de la longévité, due notamment aux progrès de la médecine et à la qualité de l’alimentation, s’accompagne du besoin de conserver un corps sain et jeune le plus longtemps possible. Il ne faudrait pas qu’un vieillessement excessif vienne ternir ces années de bonus.

C’est pourquoi les recherches scientifiques vont bon train, pour une meilleure connaissance de la biologie humaine, des mécanismes du vieillessement et des clés pour en freiner les effets.

Pourquoi ce vieillessement universel, irréversible, alors que les quelques 10 000 milliards de cellules qui composent notre corps se renouvellent sans cesse?

Cela est dû à la corrosion du matériel biologique sous l’effet des radicaux libres provenant de notre environnement, notamment sous l’effet des radiations, de l’exposition au soleil, des examens radiologiques... mais, plus encore, ils sont produits par notre propre organisme. Ces radicaux oxydent nos cellules. Heureusement, notre corps sécrète aussi des protecteurs naturels, des enzymes anti-oxydantes, mais pas toujours en quantité suffisante pour contrer une attaque massive.

De ce constat découle que les recherches sont en train de présenter des allures révolutionnaires capables de nous tenir à l’abri du vieillessement.

Extrait adapté du Figaro Magazine, p.10, du 6 août 2011

Les enzymes anti-oxydantes, que notre corps produit pour protéger nos cellules contre les radicaux libres, se présentent toutefois en quantité

 

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