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2490289 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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TEXTE

CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

La majorité des verbes dans le texte sont à l’imparfait parce qu’il s’agit de/d’

 

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2490285 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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TEXTE

CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

Avec l’assertion attribuée à Jean Rolin: “…chacun va son rythme…” , on a un(e)/la

 

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2490282 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

À partir de la proposition “… car les gentils ne manquent pas chez les professeurs”, l’auteur

 

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2490280 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
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CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

Cette idée est corroborée dans le premier paragraphe du texte où l’auteur fait part au lecteur de son

 

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2490277 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

L’auteur se fait protagoniste du texte et y explicite sa présence par des pronoms et des verbes à la première personne en racontant son/ses

 

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2490273 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

Le texte parle du chagrin qui vient

 

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2489787 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Texte VIII — pour le question
Voici les vérités qui sont, selon moi, la base de toute démocratie et en particulier de la grande démocratie française : La souveraineté du peuple, le suffrage universel, la liberté de la presse sont trois choses identiques, ou, pour mieux dire, c'est la même chose sous trois noms différents ; à elles trois, elles constituent notre droit public tout entier. La première en est le principe ; la seconde en est le mode d'action ; la troisième en est l'expression multiple, animée, vivante, mobile comme la nation elle-même. Ces trois faits, ces trois principes liés d'une solidarité essentielle, ayant chacun leur fonction: la souveraineté du peuple vivifiant, le suffrage universel gouvernant, la presse éclairant, se confondent dans une étroite et indissoluble unité, et cette unité, c'est la République.
Partout où ces trois principes, souveraineté du peuple, suffrage universel, liberté de la presse, existent dans leur plénitude et dans leur toute-puissance, la République existe, même sous le mot monarchie. Là où ces trois principes sont amoindris dans leur développement, opprimés dans leur action, méconnus dans leur solidarité, contestés dans leur majesté, il y a monarchie ou oligarchie, même sous le mot république.
Victor Hugo. Discours sur la modification de la loi électorale. 9/7/1850 (extrait modifié).
Jugez si le item suivants, se référant aux mots et expressions du texte VIII, sont vrais (C) ou faux (E).
L’adverbe « mieux » est le comparatif de supériorité de l’adjectif bon.
 

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2489650 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Texte VI — pour le question
La France nomme un ambassadeur du sport : au temps du
soft power, c'est une bonne nouvelle.
Le sport, un fait diplomatique
Jusqu’ici, la France n’avait pas conçu de diplomatie sportive. Le mouvement sportif avait pour sa part fait de son indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques une priorité. L’époque où le Quai d’Orsay désignait le pays que l’équipe nationale de football pouvait rencontrer dans les années 1920 est bien sûr révolue. Mais entre la dépendance et l’ignorance, il y avait certainement un juste milieu. C’est tout simplement la reconnaissance de l’importance du fait sportif, non seulement sur le plan sociétal, mais également diplomatique.
Il y a en France une indifférence, voire un mépris des élites dirigeantes pour le sport, perçu comme un phénomène populaire et peu valorisant. La République française aime à mettre en avant ses écrivains, ses philosophes, ses artistes, ses scientifiques, etc. Elle répugne à le faire pour les sportifs.
Pourtant, ces derniers ont une notoriété et qui dépasse largement les frontières. Le sport est devenu, du fait de sa médiatisation, un phénomène sociétal qui occupe une place de plus en plus importante dans l’espace public. Il n’est qu’à comparer la place relative qui lui est accordée dans les médias généralistes maintenant et il y a une génération.
Ce n’est pas parce que le sport est une marotte personnelle pour lui que Laurent Fabius a pris cette décision ; il a bien compris d’un point de vue rationnel qu’à l’heure du soft power le sport a toute sa place dans le rayonnement d’un pays.
Le sport conquiert les coeurs, pas les territoires
Le sport a toute sa place dans la bataille pour l’image, la popularité et l’attractivité. Il ne s’agit pas seulement de se mettre en ordre de bataille afin de se lancer dans l’ambitieux projet de candidature pour les Jeux olympiques de 2024, il s’agit de faire du sport, à côté d’autres instruments, un élément de valorisation et de notoriété positive pour notre pays.
Il y a des enjeux d’images et également des enjeux économiques qui concernent aussi bien la construction d’infrastructures que le tourisme. L’intérêt du sport c’est que la puissance y est généralement perçue comme populaire. Elle suscite l’admiration et non le rejet.
À l’heure de la globalisation, où les télévisions créent des stades aux capacités illimitées, le sport est devenu un élément de puissance des États. Des démonstrations de force positives qui permettent de conquérir non pas des territoires, mais des coeurs et des esprits. Le sport c’est plus que du sport, et il est heureux que cela soit pris en compte par le ministre des Affaires étrangères.
Pascal Boniface. Internet: <leplus.nouvelobs. com>. 15/1/2014 (modifié).
En vous référant au texte VI, juge si le item suivants sont vrais (C) ou faux (E).
De nos jours, la renommée des sportifs fait fi des frontières.
 

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2489244 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Texte IV — pour le question
[…] A la chute du mur de Berlin, un vent d’espoir avait soufflé sur le monde. La fin de la confrontation entre l’Occident et l’Union soviétique avait levé la menace d’un cataclysme nucléaire qui était suspendue au-dessus de nos têtes depuis une quarantaine d’années ; la démocratie allait désormais se répandre de proche en proche, croyions-nous, jusqu’à couvrir l’ensemble de la planète; les barrières entre les diverses contrées du globe allaient s’ouvrir, et la circulation des hommes, des marchandises, des images et des idées allait se développer sans entraves, inaugurant une ère de progrès et de prospérité. Sur chacun de ces fronts, il y eut, au début, quelques avancées remarquables. Mais plus on avançait, plus on était déboussolé.
Un exemple emblématique, à cet égard, est celui de l’Union européenne. Pour elle, la désintégration du bloc soviétique fut un triomphe. Entre les deux voies que l’on proposait aux peuples du continent, l’une s’était révélée bouchée, tandis que l’autre s’ouvrait jusqu’à l’horizon. Les anciens pays de l’Est sont venus frapper à la porte de l’Union; ceux qui n’y ont pas été accueillis en rêvent encore.
Cependant, au moment même où elle triomphait et alors que tant de peuples s’avançaient vers elle, fascinés, éblouis, comme si elle était le paradis sur terre, l’Europe a perdu ses repères. Qui devrait-elle rassembler encore, et dans quel but ? Qui devrait-elle exclure, et pour quelle raison ? Aujourd’hui plus que par le passé, elle s’interroge sur son identité, ses frontières, ses institutions futures, sa place dans le monde, sans être sûre des réponses. […]
Amin Maalouf. Le dérèglement du monde. p. 17 et 18. 2009 (extrait).
Jugez si le item suivants, relatifs au texte IV, sont vrais (C) ou faux (E).
L’utilisation du plus-que-parfait de l’indicatif pour les verbes « souffler » e « lever » exprime l’antériorité lointaine par rapport à un présent.
 

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2489239 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Texte IX — pour le question
A quelques jours d’intervalle, deux de nos plus grands poètes d’expression arabe, Ounsi el-Hajj et Joseph Harb, ont tiré leur révérence. Pourquoi sont-ils partis avant l’heure ? Est4 ce par dégoût d’un monde où la poésie est devenue « secondaire », où les poètes, au lieu d’être des guides et des visionnaires comme chez Hugo, sont désormais traités tels des « marginaux », des « illuminés » ? […] Est-ce, tout simplement, pour rejoindre « les nuages » qui leur ont appris, selon la formule d’Ounsi el-Hajj, « la joie de la disparition » (farah el zawal) ? En écrivant ces mots, je ne puis m’empêcher de penser à un passage révélateur tiré de l’introduction de Michel Chiha à son recueil poétique La maison des champs. Homme d’État, économiste de renom, Chiha aurait pu se passer de poésie. « Un poème survit à un empire, telle est la puissance de l'esprit, écrivait-il pourtant. Et le souvenir des générations mortes peut ne se retrouver que dans un chant. La puissance que ce siècle met au service du laboratoire (et des armes, devrait-on ajouter !), il faut en mettre une part au service de la poésie. Et nous entendons par poésie tout ce qui est élévation de l'âme servie par l'harmonie du langage. Il y a des jours où, sans poésie, il n'y aurait plus de consolation ni d'espoir ; où, sans elle, la nature serait sans voix. Les gouvernements sans horizons et sans allégresse ne savent plus son bienfait. S'ils se servaient mieux d'elle, ils auraient moins de soucis et de plaintes. Et les vivants ne ressembleraient pas aussi souvent aux morts. » La poésie ne peut sans doute pas sauver notre pays. Mais elle peut nous aider à en supporter les malheurs.
Alexandre Najjar. Quand les poètes s’en vont. Internet : <www.lorientlitteraire.com> Mars 2014 (modifié).
Jugez si le item suivants, concernant texte IX, sont vrais (C) ou faux (E).
« soucis » est un synonyme de revendications.
 

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